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L'homme accusé d'avoir tenté d'assassiner à l'arme blanche le président de transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, est décédé en détention

L'homme accusé d'avoir tenté le 20 juillet d'assassiner à l'arme blanche le président de transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, et qui était depuis aux mains des services de sécurité maliens, est «décédé» alors qu'il était admis au CHU du Point G (deux hôpitaux de Bamako), a indiqué soir le gouvernement malien.

«Au cours des investigations (...), son état de santé s'est dégradé», a fait savoir le gouvernement dans un communiqué lu sur la télévision publique ORTM. «Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès.»

L'assaillant, dont l'identité n'a pas été dévoilée, s'était précipité vers l'homme fort du Mali durant la prière de l'Aïd al-Adha dans la Grande mosquée de Bamako et avait tenté de lui asséner un coup de couteau au niveau du cou. Le colonel Goïta, auteur de deux putschs en moins d'un an, dont celui qui a renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta, avait reçu immédiatement le soutien de ses gardes du corps qui avaient maîtrisé l'agresseur. Il était sorti indemne de l'attaque.

Son agresseur, un homme d'apparence jeune vêtu d'un jean et d'une chemise blanche, avait été appréhendé et emmené manu militari par la Sécurité d'Etat, les services de renseignement maliens.

Une enquête a été ouverte «pour fait de tentative d'assassinat et d'atteinte à la sûreté de l'Etat», selon les autorités. Les investigations «ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus-visées», a souligné dimanche le gouvernement.

Le suspect n'a été présenté à aucun moment aux autorités judiciaires, a indiqué à l'AFP une source judiciaire ayant requis l'anonymat.

«Le gouvernement rappelle toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l'enquête déjà en cours au niveau du Parquet de la commune II (de Bamako), surtout que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu'il ne s'agissait pas d'un élément isolé», a relevé le gouvernement, qui n'avait jusqu'ici privilégié aucune hypothèse.

Le pays est très instable politiquement et en prise à des violences multiformes depuis 2012. «Quand on est leader, il y a toujours des mécontents, il y a des gens qui, à tout moment, peuvent vouloir tenter des choses pour déstabiliser, tenter des actions isolées», avait déclaré quelques heures après son agression le colonel Goïta, en disant aller «très bien».

Les violences au Mali, qui ont débuté par des rébellions indépendantiste puis djihadiste dans le Nord, se sont ensuite propagées au centre et au sud du pays, se mêlant à des conflits intercommunautaires et à des attaques crapuleuses dans des zones où l'influence de l'Etat est très faible. Le phénomène s'est depuis plusieurs années étendu au Burkina Faso et au Niger voisins, où opèrent également des groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l'organisation Etat islamique.

Bamako, d'habitude relativement épargnée par rapport au reste du pays, a connu depuis 2015 quelques attentats djihadistes et a été le théâtre de deux coups d'Etat en moins d'un an. Le dernier en date, en mai, a été mené par les mêmes colonels, conduits par le colonel Assimi Goïta, que celui d'août 2020, et a abouti à son investiture comme président de la transition.

Les militaires ont largement fait main basse sur le pouvoir. Mais le colonel Goïta comme le nouveau gouvernement, nommé par les militaires, ont assuré qu'ils tiendraient l'engagement de rendre les commandes aux civils après des élections prévues le 27 février 2022.

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Vos réactions

Portrait de Azrael68
26/juillet/2021 - 21h18 - depuis l'application mobile

Humm… je suppose qu’il est mort de mort naturelle…? :))

Portrait de th93100
26/juillet/2021 - 19h48

Rrrhooo quel étonnement !!!! Donc, c'était bien lui qui a tué le président.... (ou pas.... ) Bref, Goïta / JFK même tambouille