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Les autorités du Bélarus ont mené de nouvelles perquisitions contre des médias régionaux après celles de la veille contre des journaux indépendants et d'opposition

Les autorités du Bélarus ont mené de nouvelles perquisitions contre des médias régionaux après celles de la veille contre des journaux indépendants et d'opposition, signe d'une poursuite de la répression contre toute contestation. Les fouilles ont visé au moins sept rédactions de journaux régionaux, les domiciles de rédacteurs en chef et de journalistes indépendants, selon des informations publiées par ces médias sur Telegram ou sur les réseaux sociaux.

Il s'agit notamment de la chaîne Virtoualny Brest et son rédacteur en chef Andreï Koukhartcika, du journal Gantsvitski Tchac, du site Pervyi Region et de son rédacteur en chef Pavel Daïlida, du site Infoprogoulka, de la correspondante Anastassia Zianko du populaire onliner.by, ainsi que des journalistes indépendants Tatiana Smotkina et Maxime Khlebtsa.

Jeudi, des perquisition avaient visé les bureaux de Nacha Niva -- l'un des principaux médias d'opposition dont le site internet a été bloqué -- et les rédactions de deux médias d'information régionale, Brestskaïa Gazeta et Intex-press. Selon l'association bélarusse des journalistes, 32 journalistes et employés de médias sont actuellement emprisonnés dans le pays, dont six interpellés jeudi.

L'association a accusé les autorités de chercher à détruire les médias indépendants sous couvert de "lutte contre l'extrémisme". Konstantin Bytchek, un responsable des services de sécurité bélarusses, le KGB, a lui indiqué à la télévision publique que ces perquisitions relèvent d'une "opération à grande échelle de nettoyage d'éléments radicaux".

Le média Nacha Niva a affirmé que son rédacteur en chef Egor Martinovitch a été blessé à la tête lors de son arrestation, et que ses collaborateurs sont actuellement dans des centres de détention sans matelas ni linge.

"Nos journalistes indépendants font face à la violence, la torture en prison en raison de leur travail. Nous devons arrêter la répression du régime", a plaidé sur Twitter la figure de l'opposition en exil, Svetlana Tikhanovskaïa.

La pression n'a cessé de s'accentuer ces derniers mois sur les médias bélarusses, dans la foulée de la répression de la contestation historique contre la réélection, en août 2020, du président Alexandre Loukachenko.

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