13/05 10:16

Deux journalistes, auteurs d'un livre sur les relations des politiques avec des pays du Golfe, ont été condamnés en appel au civil pour diffamation envers l'ancien secrétaire d'État Yves Jégo

Deux journalistes, auteurs d'un livre publié en 2016 traitant des relations de personnalités politiques avec des pays du Golfe, ont été condamnés en appel au civil pour diffamation envers l'ancien secrétaire d'État Yves Jégo. Dans leur livre "Nos très chers émirs", paru en octobre 2016, Georges Malbrunot et Christian Chesnot avaient décrit comment l'argent avait "pourri" la relation avec les monarchies du Golfe et en particulier comment l'ambassade du Qatar à Paris était sollicitée par des politiques. Le livre avait entraîné une série de plaintes en diffamation.

La cour d'appel se prononçait mercredi dans trois dossiers concernant Yves Jégo, le chef d'entreprise Alexandre Medvedowsky et l'ancien ministre socialiste Jean-Marie Le Guen. En ce qui concerne les propos poursuivis par le premier, ex-député UMP puis UDI, la cour a reconnu l'existence d'une faute civile et condamné les auteurs et leur éditeur Michel Lafon à lui verser un euro de dommages et intérêts, avec la suppression, en cas de réédition du livre, des passages concernés. En première instance, en octobre 2019, les journalistes avaient été totalement mis hors de cause.

La cour d'appel ne se prononçait cependant que sur le plan civil et la relaxe au pénal des auteurs est définitive.

Pour M. Medvedowsky et M. Le Guen, la cour a en revanche confirmé les décisions de première instance en condamnant le journal Le Point, qui avait publié les "bonnes feuilles" de l'ouvrage, mais elle a cependant réduit à 1 euro le montant des dommages et intérêts. Les passages concernant M. Le Guen devront par ailleurs être supprimés du site internet de l'hebdomadaire.

Poursuivis par l'ancien député PS Alexis Bachelay, les journalistes et leur éditeur s'étaient vu infliger 500 euros d'amende avec sursis en octobre 2019, ainsi que 2.000 euros de dommages et intérêts.

La sénatrice Nathalie Goulet (Union Centriste) les avait fait condamner pour ce même livre en septembre 2018 à 500 euros d'amende avec sursis et 3.000 euros de dommages et intérêts. Initialement, l'ex-ministre UMP (devenu LR) Rachida Dati avait également porté plainte avant de se désister.

Ailleurs sur le web

Vos réactions