états unis Neuf jurés californiens entament lundi leurs délibérations au procès des créateurs de ChatGPT, accusés par Elon Musk d’avoir détourné ses dons et trahi la promesse philanthropique d’OpenAI, afin de bâtir un mastodonte commercial de l’intelligence artificielle.
Leur verdict n’est que consultatif mais il a de grandes chances d’être suivi par la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers, qui s’est réservé la décision finale.
Si le tribunal d’Oakland, près de San Francisco, donnait raison au patron de SpaceX et Tesla, cela handicaperait la croissance d’OpenAI, en pleine compétition face à Anthropic, Google DeepMind ou encore xAI, le propre laboratoire de Musk.
Dans le cas contraire, l’entreprise et son patron Sam Altman seraient enfin libérés d’une procédure qu’ils traînent comme un boulet dans la course mondiale pour dominer l’IA générative.
Sur trois semaines d’audiences intenses, les neuf citoyens ont vu défiler pas moins de cinq milliardaires de la tech. A l’ouverture le 28 avril, Elon Musk s’est dépeint en bienfaiteur trahi, animé par la volonté de protéger l’humanité contre une IA qui deviendrait dévastatrice entre les mains de gens cupides.
Sam Altman -- dernier à témoigner, après son compagnon de route Greg Brockman, le PDG de Microsoft Satya Nadella et l’ingénieur Ilya Sutskever -- a décrit son ancien parrain en homme avide de « contrôle absolu », prêt à tout pour remporter la bataille de l’IA face à DeepMind.
Sous les yeux des jurés et de nombreux journalistes, les avocats ont bataillé sur le moindre courriel ou SMS échangé par les protagonistes, étalant au grand jour les querelles intestines d’une Silicon Valley où les milliards coulent à flot.
OpenAI, lancé fin 2015 par un groupe de jeunes ingénieurs et investisseurs pris sous son aile par Elon Musk, a été créé comme une organisation à but non lucratif, destinée à développer une IA « bénéfique pour toute l’humanité ».
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