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Le Premier ministre québécois François Legault, réagissant à une agressivité croissante sur les réseaux sociaux, a vivement dénoncé les "pissous" (lâches) qui "se cachent derrière leurs écrans

Le Premier ministre québécois François Legault, réagissant à une agressivité croissante sur les réseaux sociaux, a vivement dénoncé  les "pissous" (lâches) qui "se cachent derrière leurs écrans pour agresser les autres" et annoncé son intention de sévir. M. Legault a averti dans son message hebdomadaire sur Facebook qu'il entendait faire le ménage sur sa page en demandant à son équipe d'"essayer d'endiguer tous les messages qu'on juge agressifs, violents, menaçants, obscènes", ainsi que les mensonges "du genre théories du complot".

Quant aux menaces, elles seront "transférées à la police", a-t-il averti. M. Legault, dont les conférences de presse quotidiennes pendant les premiers mois de la pandémie de Covid-19 attiraient un nombre considérable de Québécois devant leurs écrans de télévision, déplore une montée de l'agressivité ces derniers mois.

Il se plaint d'avoir droit à chacune de ses publications sur les réseaux sociaux à une "avalanche de commentaires agressifs, parfois même violents, à des insultes, des obscénités et même des menaces". M. Legault compare ceux qui agressent les autres, cachés derrière leurs écrans, aux enfants qui, dans sa jeunesse, se dissimulaient pour lancer des pierres et s'enfuyaient après.

"On les appelait les +pissous+. Là, on a des +pissous virtuels+", a ironisé M. Legault en employant une expression québécoise signifiant peureux ou lâche. Tout en admettant qu'il ne faut pas "aller en politique si on n'est pas prêt à se faire critiquer", le Premier ministre dit être surtout "affecté" par l'intimidation dont sont victimes les internautes qui laissent sur sa page des commentaires d'encouragement ou simplement constructifs.

Il fait aussi valoir que cette agressivité fait "des dégâts", évoquant notamment les cas de plusieurs élus municipaux qui ont décidé récemment "d'abandonner le service public parce qu'ils n'en pouvaient plus de la haine qui sévit sur les médias sociaux".

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