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La police lance un appel à témoins après la violente agression d'un photo-journaliste du quotidien régional "L'Union" à Reims, dont les auteurs n'ont pas été interpellés

La police a lancé un appel à témoins lundi pour tenter de déterminer les circonstances de la violente agression d'un photo-journaliste du quotidien régional L'Union dans un quartier prioritaire de Reims samedi, dont les auteurs n'ont pas été interpellés. "Samedi 27 février entre 15 heures et 15 h 10, une personne était violemment agressée rue Jean-Louis-Debar, à proximité de la médiathèque Croix-Rouge. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances de cette agression", indique cet appel à témoin, selon la communication de la sûreté départementale, confirmant une information de l'Union.

"Tout témoin ayant des informations susceptibles d'aider les enquêteurs est invité à contacter le commissariat de police de Reims", au 03 26 61 44 00, un numéro accessible 24 heures sur 24, poursuit l'appel. L'enquête, ouverte pour tentative de meurtre, "est toujours en cours" et il n'y a pas eu d'interpellation à ce stade, a-t-on indiqué à la sûreté départementale. Christian Lantenois, 65 ans, a été agressé samedi après-midi alors qu'il couvrait des regroupements de jeunes dans le quartier Croix-Rouge. Lundi, il restait "dans un état critique, mais stable", au service réanimation du CHU de Reims, selon son quotidien.

Le photo-journaliste s'était spontanément rendu sur les lieux pour accompagner une consoeur, alertée d'une possible rixe, selon la rédaction en chef du journal. Il était resté en retrait de sa collègue, dans sa voiture floquée du logo du journal. Il a été retrouvé vers 15H30 près du véhicule, en marge des attroupements, "au sol" et saignant "au niveau des oreilles", selon le préfet de la Marne Pierre N'Gahane. Le préfet s'est rendu sur les lieux de l'agression lundi matin, accompagné du commissaire en charge de l'enquête, a constaté un photographe de l'AFP. Cette agression a suscité des réactions indignées jusqu'au sommet de l'Etat, Emmanuel Macron exprimant le souhait que ses auteurs soient "interpellés au plus vite".

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