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Facebook s'est engagé cette nuit à appliquer ou à évaluer la faisabilité de 16 des 17 recommandations de son conseil de surveillance

Facebook s'est engagé cette nuit à appliquer ou à évaluer la faisabilité de 16 des 17 recommandations de son conseil de surveillance, mais a refusé de changer son approche sur la désinformation et le Covid-19. Fin janvier, le conseil indépendant, une nouvelle instance chargée de statuer sur les questions controversées de modération des contenus de la plateforme, a rendu ses premières décisions (contraignantes) sur des cas particuliers, et a émis une série de recommandations.

Il avait notamment estimé que Facebook devrait adoucir son application des règles sur la désinformation et la pandémie, au sujet d'un message retiré parce qu'il assurait que l'hydroxychloroquine était efficace contre le Covid-19. Mais le groupe californien s'y est opposé et a maintenu qu'il continuerait à retirer les messages contenant des informations trompeuses et dangereuses.

De façon plus générale, l'organisation, dont les membres sont issus de la société civile dans le monde, a demandé au géant des réseaux sociaux de faire preuve de plus de transparence sur ces règlements et dans sa façon de les appliquer.

Facebook avait par exemple supprimé un message comportant une citation du ministre nazi Joseph Goebbels. L'auteur du message avait protesté, expliquant que ses intentions étaient politiques, et s'inscrivaient dans le cadre d'une comparaison avec le président Donald Trump. Le réseau social entend désormais préciser dans ses règles que les contenus comportant des messages haineux seront retirés à moins d'être condamnés sans ambiguïté dans la légende.

"Nous nous engageons à mettre en place 11 des récentes recommandations du conseil. Dans plusieurs cas, nous les appliquons déjà", a indiqué Facebook dans un communiqué. "Nous évaluons aussi la faisabilité de 5 autres recommandations".

Facebook est tiraillé depuis des années entre respect de la liberté d'expression et nécessité de protéger les individus des incitations à la violence, harcèlement en ligne et autres publications qui peuvent rendre la plateforme infréquentable pour certains utilisateurs, et donc pour les annonceurs.

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