23/12/2020 16:27

Disparition de Delphine Jubillar - Le parquet de Toulouse ouvre une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration" - La piste criminelle est désormais privilégiée dans l'affaire

16h26: Le procureur de la République de Toulouse a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "enlèvement et séquestration", une semaine après la disparition de Delphine Jubillar.

La piste criminelle est désormais privilégiée dans l'affaire de la disparition d'une infirmière de 33 ans dans le Tarn après l'ouverture mercredi d'une information judiciaire pour "arrestation, enlèvement, détention ou séquestration".

"Rien n'indique" que la disparition de cette mère de famille dans la nuit du 15 au 16 décembre à Cagnac-les-Mines (Tarn) "a pu être volontaire", a indiqué le procureur de Toulouse Dominique Alzeari, après une journée de battue citoyenne encadrée par la gendarmerie et ayant rassemblé plus d'un millier de volontaires.

Initialement ouverte pour "disparition inquiétante" par le parquet d'Albi, l'enquête est désormais entre les mains de deux juges d'instruction toulousains "au vu de l'importance et de la complexité de l'affaire".

Cette jeune mère de deux enfants "serait partie seule à pied dans la nuit" et "c'est au petit matin que le mari se serait aperçu que sa femme n'était plus au domicile et a signalé la disparition", avait indiqué lundi le procureur d'Albi. Son téléphone portable a cessé d'émettre le 16 au matin.

L'hypothèse criminelle était de plus en plus privilégiée par les enquêteurs ces dernières heures.

La disparition volontaire de cette mère de deux enfants qui travaillait dans une clinique d'Albi semblait peu vraisemblable car la jeune femme serait partie sans ses papiers et sans moyen de paiement.

 ?C'est une collègue de travail, j'ai pas mal travaillé avec elle comme je suis aide-soignante. Et j'ai du mal à réaliser que ce soit elle qui soit partie volontairement comme ça, ce n'est pas son genre ?, a assuré à l'AFP une volontaire lors de la battue citoyenne.

L'accident était également de moins en moins probable au vu de l'importance des recherches menées par des dizaines de gendarmes depuis une semaine jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres de son domicile, notamment avec des drones et des plongeurs.

Divers objets dont un couteau et un téléphone ont été retrouvés mercredi et vont être étudiés mais ne donnent "pas l'impression d'un rapprochement immédiat" avec la disparition de l'infirmière, selon une source proche de l'enquête.

L'enquête des gendarmes de la section de recherches de Toulouse et du groupement du Tarn s'annonce ardue.

Au moment de sa disparition, cette femme mince aux longs cheveux bruns, qui était en instance de divorce à sa demande, était vêtue d'une doudoune blanche.

Lors des recherches de mercredi, les volontaires venus de tout le département, dont le mari de l'infirmière disparue, étaient beaucoup plus nombreux que prévu.

Ils se sont d'abord rassemblés vers 09h00 sur un terrain de sport de cette ancienne cité minière de près de 3.000 habitants avant d'être organisés en petits groupes d'une vingtaine de personnes pour fouiller les alentours.

"On espère la retrouver avant les fêtes. Pour ses enfants, pour sa famille. C'est difficile de rester dans l'incertitude", lance Christine, 55 ans, une habitante de Cagnac.

Plusieurs participants, qui ne connaissaient pas la disparue, ont mis en avant leur "solidarité" à l'égard de cette mère de famille et de ses proches.

"On ne se connaît pas. On vient de tous les milieux", souligne Yves, 62 ans, qui a appris la disparition par la presse et arrive d'Albi, à une dizaine de kilomètres de Cagnac, et veut se rendre "utile".

"Aujourd'hui je ne travaille pas. J'ai donc pu venir. On pense aux enfants en cette période de Noël. C'est triste", note Barka, elle aussi les pieds dans la boue.

Nathalie, 50 ans, arrive de Saint-Eugène, à 60 kilomètres de Cagnac : "Depuis une semaine, partout où je passe, je regarde si je trouve quelque chose. Peut-être qu'elle a besoin d'aide. Même si six jours après...".

La géographie du lieu, vallonné et avec des bois très touffus, rend parfois les recherches difficiles.

Mardi, les gendarmes avaient passé au peigne fin les abords de la retenue de Roucarié, à une vingtaine de kilomètres de Cagnac, et plongé dans deux bassins d'eau pour tenter de retrouver des indices, voire le corps de la disparue. Sans succès.

15h48:Un millier de volontaires venus de tout le département ont participé mercredi aux recherches de Delphine Jubillar, une mère de famille disparue le 15 décembre à Cagnac-les-Mines (Tarn), avec l'espoir de "la retrouver avant les fêtes".

Un couteau, un portable et des chaussettes ont notamment été trouvés au cours de cette battue citoyenne, selon le lieutenant-colonel Thierry Blondet, numéro deux des gendarmes du Tarn.

"On a trouvé plein de choses. Forcément, puisqu'il y avait mille personnes qui cherchaient", a-t-il relativisé, appelant à une "grande prudence" avant que ces objets soient examinés.

Au moment de sa disparition, cette femme mince aux longs cheveux bruns, qui travaillait dans une clinique d'Albi et était en instance de divorce à sa demande, était vêtue d'une doudoune blanche.

Les investigations sont menées jusqu'à présent dans le cadre d'une enquête pour "disparition inquiétante". Mais plusieurs pistes sont néanmoins explorées, dont l'hypothèse criminelle. Et une information judiciaire pourrait être ouverte très rapidement.

Les volontaires, dont le mari de l'infirmière de 33 ans disparue, étaient beaucoup plus nombreux que prévu. Ils se sont d'abord rassemblés vers 09h00 sur un terrain de sport de cette ancienne cité minière de près de 3.000 habitants avant d'être organisés en petits groupes d'une vingtaine de personnes pour fouiller les alentours.

"On espère la retrouver avant les fêtes. Pour ses enfants, pour sa famille. C'est difficile de rester dans l'incertitude", lance Christine, 55 ans, une habitante de Cagnac. Plusieurs participants, qui ne connaissaient pas la disparue, ont mis en avant leur "solidarité" à l'égard de cette mère de famille et de ses proches.

"On ne se connaît pas. On vient de tous les milieux", souligne Yves, 62 ans, qui a appris la disparition par la presse et arrive d'Albi, à une dizaine de kilomètres de Cagnac, et veut se rendre "utile".

"On est tous altruistes et égoïstes à la fois. Là, c'est un moment d'altruisme", ajoute-t-il, pendant qu'il marche avec des dizaines d'autres personnes vers le lieu du rendez-vous au stade du village.

"Aujourd'hui je ne travaille pas. J'ai donc pu venir. On pense aux enfants en cette période de Noël. C'est triste", note Barka, elle aussi les pieds dans la boue.

Nathalie, 50 ans, arrive de Saint-Eugène, à 60 kilomètres de Cagnac : "Depuis une semaine, partout où je passe, je regarde si je trouve quelque chose. Peut-être qu'elle a besoin d'aide. Même si six jours après...".

La géographie du lieu, vallonné et avec des bois très touffus, rend parfois les recherches difficiles.

Mardi, les gendarmes avaient passé au peigne fin les abords de la retenue de Roucarié, à une vingtaine de kilomètres de Cagnac, et plongé dans deux bassins d'eau pour tenter de retrouver des indices, voire le corps de la disparue.

Lundi, le procureur d'Albi avait indiqué qu'"aucune hypothèse" n'était "privilégiée" pour expliquer cette disparition soudaine.

L'infirmière de 33 ans "serait partie seule à pied dans la nuit de mardi" 15 décembre et "c'est au petit matin que le mari se serait aperçu que sa femme n'était plus au domicile et a signalé la disparition", avait précisé Alain Berthomieu.

Une seconde battue citoyenne a débuté à 14h00.

11h08: Un couteau a été retrouvé par les gendarmes dans un fourré selon la Dépêche. Il a été prélevé et envoyé pour analyse. La lame a été mise dans une enveloppe et ramenée au poste de commandement de l'opération. Des maîtres-chiens spécialisés sont venus y compris de Castelnaudary. Des pilotes de drones mettent également leurs engins à disposition des gendarmes.  La lame a été mise dans une enveloppe et ramenée au poste de commandement de l'opération.

 

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11h01: La battue mobilise près de 700 personnes

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10h05: Interrogé par la Dépêche, l'oncle de la Tarnaise disparue évoque aussi la personnalité de Cédric. Il le décrit comme quelqu'un "d'un peu marginal, révolté, toujours en opposition contre tout, assez négatif en fin de compte". Selon lui, la consommation de "fumette" de Cédric n'aidait pas le couple. "Parfois, il rabaissait Delphine en public, il l'humiliait verbalement. Je me souviens de l'avoir entendu dire qu'une infirmière de nuit, c'était la belle vie et que ce n'était pas vraiment du travail… À un moment, elle a dû en avoir marre de cette vie", confie encore l'oncle de Delphine. Mais selon lui, les soucis de couple ou la personnalité du couple ne peuvent être en lien avec la disparition de sa nièce. Il pense même que Delphine est "toujours vivante". "Elle a dû quitter le domicile dans un moment de désespoir et de grand ras-le-bol et aujourd'hui, elle ne sait plus comment faire machine arrière". 

09h25: Selon les premiers éléments de l'enquête, ouverte pour «disparition suspecte» par le parquet d'Albi, elle aurait quitté son domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) «entre 23 heures et 4 heures». Elle portait alors une doudoune blanche à capuche, ajoute la gendarmerie. Son époux a signalé sa disparition en appelant le 17 vers 4h30 du matin le 16 décembre.

07h52: Delphine Jubillar, est une jeune infirmière de 33 ans, mariée et mère de deux enfants, âgés de 6 ans et 18 mois. Au moment de sa disparition, elle portait une «doudoune blanche à capuche sans inscription particulière», indique la gendarmerie du Tarn dans son appel à témoins. Les enquêteurs ne disposent d’aucune autre information sur sa tenue. La jeune femme est portée disparue depuis la nuit du 15 au 16 décembre. Selon les premiers éléments de l’enquête, elle aurait quitté le domicile familial à pied, seule avec ses deux chiens. Mais les animaux sont revenus sans elle vers 4h du matin. C’est au petit matin, lorsqu’il a constaté que sa femme n’était pas au domicile, que son mari a alerté les forces de l’ordre. Dès lors, sa disparition a été jugée inquiétante par les autorités. «On n’est pas dans le cadre d’une disparition "classique" d’une personne âgée désorientée. On a une jeune femme de 33 ans, maman de deux enfants, qui quitte son domicile en pleine nuit et qui ne réapparaît pas», soulignait il y a quelques jours à La Dépêche, l’état-major de la gendarmerie.

Lundi 21 décembre, près d’une semaine après la disparition de Delphine Jubillar, «aucune hypothèse n’était privilégiée» par les enquêteurs, indiquait dans un communiqué le procureur d’Albi, Alain Berthomieu.

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Vos réactions

Portrait de solace 713705
24/décembre/2020 - 19h52

est ce que jonathann daval a un alibi ?

Portrait de nina83
23/décembre/2020 - 18h34

J'espère vraiment que l'on ne va pas   revivre une sordide histoire "Daval" mais pour moi c'est vraiment incompréhensible qu'elle ait pu partir en pleine nuit.... laissant ses 2 petits .... c'est vraiment étrange, pourvu que le mari ait été soigneusement questionné dans les moindres détails smiley 

Portrait de Harriet
23/décembre/2020 - 18h23

Elle a disparu dans la nuit du 15 au 16, et c'est seulement aujourd'hui que la "disparition inquiétante" est requalifiée en enlèvement , séquestration etc ...  ? 

Que de temps perdu !!! smiley

Cette jeune femme qui adorait ses enfants ne se serait jamais volatilisée de son plein gré , sans papiers, sans argent , à pieds , en pleine nuit ... bref ....

Portrait de Captain Haddock
23/décembre/2020 - 16h10

Lisez bien le texte, le mari participe à la battue !!!

Portrait de Jeand
23/décembre/2020 - 12h06
nebuleuse75 a écrit :

J'espère que le mari participe à la battue...???

Surtout pas, il est sur la liste des suspects, si c'est lui, il pourrait faire disparaitre des éléments

Portrait de nebuleuse75
23/décembre/2020 - 10h53

J'espère que le mari participe à la battue...???