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Une trentaine de députés "En Marche" prennent la défense de Jean-Michel Blanquer en tirant à boulets rouges sur La France Insoumise, Mediapart et Libération après des enquêtes sur le syndicat "Avenir lycéen"

Une trentaine de députés LREM ont pris lundi la défense de Jean-Michel Blanquer en tirant à boulets rouges sur LFI et sur Mediapart qui a publié avec Libération des enquêtes sur le syndicat "Avenir lycéen", soupçonné d'être téléguidé par le ministère de l'Education. Dans une tribune publiée sur le site Atlantico, ces députés emmenés par Aurore Bergé, François Cormier-Bouligeon, Ilana Cicurel ou Claire O'Petit, estiment que les deux médias, "bien décidés à monter cela en épingle", cachent en vérité une mouvance politique, "l'extrême gauche", qui aurait décidé de "nuire" au locataire de la rue de Grenelle en raison de sa dénonciation de "l'islamo-gauchisme".

"Il est presque comique de les voir ainsi s'indigner d'une éventuelle proximité politique entre un mouvement de jeunesse et la majorité, eux qui se nourrissent depuis toujours des liens entre l'extrême gauche et plusieurs organisations lycéennes et étudiantes", écrivent les députés. "On comprend en fait que le vrai reproche est de gêner l'extrême gauche", ajoutent ces élus LREM qui visent plus particulièrement le directeur de Mediapart Edwy Plenel et le leader des insoumis Jean-Luc Mélenchon.

"Mensonges, diffamations, menaces, harcèlement, tout est bon contre ceux qui ne pensent pas comme eux et qu'ils voient non pas comme des adversaires mais comme des ennemis", complètent-ils.

"Ces Gramsci aux petits pieds ont décidé de s'en prendre à ce qu'à son époque le théoricien italien défendait: l'armature idéologique de l'État (éducation, presse, culture, etc.) avec les méthodes des fascistes qu'ils combattaient alors", fustigent encore ces "marcheurs".

Samedi, Libération a publié un long article affirmant que le syndicat "Avenir lycéen" créé en 2018, qui s'est distingué par sa défense des réformes gouvernementales, avait "germé" au ministère avec l'idée de "servir la communication" de M. Blanquer.

Mediapart a lui révélé début novembre qu'"Avenir lycéen" avait reçu 65.000 euros de subventions en 2019 qu'il avait dilapidés en frais de bouche et hôtels de luxe.

Le ministre de l'Education a estimé dimanche qu'il s'agissait d'une "affaire à partir de rien". Cette tribune pro-Blanquer intervient au lendemain de la publication d'une autre tribune de Christophe Castaner, destinée à rassurer les journalistes sur les intentions de la majorité après les polémiques sur l'article 24 de la proposition de loi sur la sécurité globale.

Sur le JDD.fr, M. Castaner avait fait une "déclaration d'amour" aux journalistes, promettant de continuer "à défendre votre liberté d'écrire, de produire et de nous égratigner".

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Vos réactions

Portrait de tontoncristobal
24/novembre/2020 - 23h09

Dès qu'on parle de Médiapart, j'ai aussitôt un réflexe de méfiance car c'est devenu une fabrique à mensonges, fabrique dans tous les sens du terme, pour servir la gloire de son fondateur (culte de la personnalité, tendance Corée du Nord !!), fondateur qui ne supporte plus qu'on ne reconnaisse pas son génie !! 

Portrait de lysniais
24/novembre/2020 - 13h48

mediapart n'est plus à un mensonge prêt ni de s'appuyer sur des fake-documents. Hervé Pleynel devient une verrue dans le système médiatique!

Portrait de Enigma
24/novembre/2020 - 10h31

Toujours dans les coups fumeux ma député Claire O'Petit smiley J'ai honte !

Le mec a fait des conneries en catimini, cela sort au grand jour, et il s'étonne après. Mon Dieu..... que ces gens vivent dans un monde qui n'est pas le nôtre !

Portrait de Beaute
24/novembre/2020 - 08h13

Quel affreux bonhomme !smiley