21/10/2020 20:08

L'hommage à Samuel Paty - Emmanuel Macron : "Nous ne renoncerons ni aux carricatures ni aux dessins. Nous continuerons ce combat pour la liberté dont vous êtes désormais le visage. En France, les Lumières ne s'éteignent jamais"

20h03: La marseillaise est jouée par l’Orchestre à cordes de la Garde Républicaine, alors que le président de la République se dresse devant le cercueil de Samuel Paty.

.

19h46: Emmanuel Macron prend la parole : "Ce soir, je ne parlerai pas du cortège de terroristes, de leurs complices et de tous les lâches qui ont commis et rendu possible cet attentat. Je ne parlerai pas de ceux qui ont livré son nom aux barbares. Ils ne le méritent pas. Ce soir je ne parlerai pas de l'indispensable unité que toutes les Françaises et tous les Français ressentent, elle est précieuse . Ce soir je veux parler de votre fils, votre père, votre frère, de ton père... Parler de celui qui a été assassiné car il voulu apprendre les libertés. Ce soir, je veux vous parler de Samuel Paty.

Nous avons tous ancré dans nos coeurs dans nos mémoire un instituteur qui a changé notre destiné, nous a appris à lire et nous a ouvert un chemin par son regard. Samuel Paty était un de ces passionnés. Il était de ceux là... Samuel Paty aimait les livres, le savoir plus que tout. Son appartement était une bibliothèque. Ses plus beaux cadeaux étaient des livres pour apprendre. Il aimait les livres pour transmettre à ses élèves comme à ses proches la passion de la connaissance, le goût de la liberté.

Faire des républicains, c'était le combat de Samuel Paty. Et c'est cette tâche, aujourd'hui, peut paraître titanesque, notamment là où la violence, l'intimidation, parfois la résignation, prennent le dessus. Elle est plus essentielle, plus actuelle que jamais. Ici, en France, nous aimons notre nation, sa géographie, ses paysages et son histoire.

Alors, pourquoi Samuel Paty fut-il tué ? Vendredi soir, j'ai cru à la folie aléatoire, à l'arbitraire absurde. Une victime de plus du terrorisme gratuit. Après tout, il n'était pas la cible principale. Il n'était pas l'ennemi de la religion dont ils se servent. Il avait lu le Coran et respecté ses élèves, quel que soit leur croyance. Il s'intéressait à la civilisation musulmane.

Non, tout au contraire, Samuel Paty fut tué précisément pour tout cela, parce qu'il incarnait la République qui renaît chaque jour dans les salles de classe. Samuel Paty fut tué parce que les islamistes veulent notre futur et qu'ils savent qu'avec des héros tranquilles comme lui, ils ne l'auront jamais.

"Je voudrai que ma vie et ma mort servent à quelque chose" avait-il dit un jour. Il a été tué car les islamistes veulent notre futur. Eux séparent les fidèles et les mécréants. Samuel Paty ne voyait que des citoyens. Samuel Paty est devenu le visage de la République, le visage d'enseigner à être libre. Nous continuerons, nous défendrons la liberté. Nous ne renoncerons pas aux carricatures et aux dessins. Nous continuerons ce combat pour la liberté et pour la raison, dont vous êtes désormais le visage, parce que nous vous le devons. Parce qu'en France, professeur, les Lumières ne s'éteignent jamais."

.

19h39: Christophe Capuano, un ami de Samuel Paty, également enseignant, s'est installé au pupitre pour lire le texte “Aux instituteurs et institutrices”, de Jean Jaurès. C’est la famille de Samuel Paty qui a choisi ce texte.  Ecrit le 15 janvier 1888 dans La Dépêche de Toulouse, ce texte est un hommage au corps professoral qui débutent par ces mots "Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire, à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication."

19h33: Le cercueil de Samuel Paty entre dans la cours. L'émotion est très vive parmi les participants et alors que retentit la musique de U2, la garde républicaine vient de déposer de cercueil.

.

19h32: Emmanuel Macron vient d'arriver dans la cours de la Sorbonne

.

18h59: Selon l'Elysée, Emmanuel Macron devrait arriver un peu avant la cérémonie pour remettre vers 19h10 la Légion d'honneur à titre posthume à l'enseignant, en présence de sa famille. Après diverses lectures, le chef de l'Etat prononcera ensuite un bref discours, vers 19h50, centré sur la vie de Samuel Paty. La sortie du cercueil du professeur interviendra vers 20h10 accompagnée par la Symphonie n°3 de Mozart.

18h47: Les membres du gouvernement et les représentants des différents partis politiques sont en train d'arriver à la Sorbonne, où se tient l'hommage.

Seuls 400 invités sont attendus, dont une centaine d'élèves d'établissements d'Ile-de-France. Le public pourra suivre la cérémonie à distance grâce à deux écrans géants installés devant la Sorbonne.

15h20: Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur national antiterroriste

L'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty a été confiée à un juge d'instruction pour «complicité d'assassinat terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste», et vise notamment un parent d'élève et le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui, a déclaré mercredi le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.

Parmi les sept personnes déférées devant la justice se trouvent également deux collégiens de 14 et 15 ans, soupçonnés d'avoir désigné l'enseignant à l'assaillant Abdoullakh Anzorov, en échange d'une somme d'argent de 300 à 350 euros, a expliqué le magistrat lors d'une conférence de presse.

L'information judiciaire a été ouverte mercredi pour «complicité d'assassinat» et de «tentative d'assassinats» sur les forces de l'ordre, «en relation avec une entreprise terroriste», ainsi que pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», a précisé M. Ricard.

L'ouverture d'une enquête pour «complicité» signifie que le Parquet national antiterroriste (Pnat) estime que certains suspects avaient une connaissance précise de la finalité du projet terroriste d'Anzorov.

L’assassinat de Samuel Paty, décapité le 16 octobre près de son collège des Yvelines, s'inscrit dans un «contexte d'appels aux meurtres» lancés depuis la republication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo début septembre, avant l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015 à Paris, toujours en cours, a souligné le procureur antiterroriste.

Le magistrat a notamment évoqué l'attaque au hachoir perpétrée le 25 septembre devant les anciens locaux de Charlie Hebdo et «trois communications» d'Al-Qaïda et de sa branche yéménite qui appelaient au «meurtre» de ceux qui avaient été à l'origine de la rediffusion de ces dessins.

«Il est aujourd'hui clair que le professeur a été nommément désigné comme une cible sur les réseaux sociaux» par le parent d'élève Brahim C. et Abdelhakim Sefrioui «au moyen de manoeuvres et d'une réinterprétation des faits», a résumé le procureur.

Samuel Paty avait été visé par la polémique lancée par les deux hommes après avoir montré à ses élèves de 4e des caricatures de Mahomet lors de cours sur la liberté d'expression dispensés les 5 et 6 octobre au collège du Bois d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Outre ces deux hommes et les deux collégiens, trois proches du terroriste sont en cours de présentation devant le magistrat instructeur.

Le premier, Azim E., 19 ans, «ami de longue date» d'Anzorov dont «il avait constaté la radicalisation depuis plusieurs mois», est soupçonné «de l'avoir accompagné la veille des faits dans une coutellerie à Rouen» et d'avoir fait des démarches pour se procurer d'autres armes.

Naïm B., 18 ans, est lui accusé d'avoir «convoyé» Anzorov à la coutellerie, puis de «l'avoir déposé devant le collège peu avant 14h» le jour des faits.

«Les deux hommes contestent à ce stade avoir eu connaissance des projets mortifères de leur ami», a rapporté le procureur.

Le dernier suspect, Youssouf C., est déféré «du fait de contacts très rapprochés et du partage manifeste de l'idéologie radicale» d'Azorov.

15h02: Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard s'exprime

"16 personnes ont été placées en garde à vue (...) 7 personnes ont été déférées cette nuit, dont deux mineurs, âgés de 14 ans et 15 ans"

"L'enquête a établi que si l'auteur des faits bénéficiait du patronyme de l'enseignant, du nom du collège et de sa localisation, il ne disposait pas des moyens permettant de l'identifier. Cette identification n'a été possible que par l'intervention des collégiens."

"Poursuivre de jeunes mineurs n'est pas inédit mais interroge"

"Des adolescents ont désigné à l’assaillant le professeur qui sortait du collège"

L'enquête a été confiée à un juge antiterroriste pour "complicité d'assassinat terroriste" (procureur)

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard indique qu'il y a un "lien de causalité directe" entre la campagne sur Internet et l'attentat

14h12: Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard doit dévoiler à 15H00 les dernières avancées de l’enquête qui cherche à établir si l’assaillant, Abdoullakh Anzorov, a bénéficié de complicités avant de perpétrer cet attentat qui a soulevé une vague d’émotion dans le pays.

14h00: Le point sur ce que l'on sait cet après-midi

La France rend mercredi un hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne, alors que sept personnes sont présentées dans la journée à un juge antiterroriste en vue d’éventuelles mises en examen après l’assassinat sauvage de l’enseignant de 47 ans.

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard doit dévoiler à 15H00 les dernières avancées de l’enquête qui cherche à établir si l’assaillant, Abdoullakh Anzorov, a bénéficié de complicités avant de perpétrer cet attentat qui a soulevé une vague d’émotion dans le pays.

Parmi les suspects déférés devant la justice figure le parent d’élève qui avait appelé à la mobilisation après un cours sur la liberté d’expression dispensé par Samuel Paty les 5 et 6 octobre, pendant lesquels avaient été montrées des caricatures de Mahomet.

Les enquêteurs antiterroristes s’intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l’assaillant, un réfugié russe tchétchène de 18 ans tué par la police peu après l’attentat.

Le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné le parent d’élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge ainsi que deux mineurs, soupçonnés d’avoir reçu de l’argent de l’assaillant en échange de renseignements sur la victime.

Trois amis de l’assaillant, qui s’étaient livrés spontanément au commissariat d’Evreux vendredi soir, doivent aussi être entendus par un juge.

13h31: Le conseil des ministres a prononcé mercredi la dissolution du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, « impliqué » dans l’assassinat d’un enseignant vendredi, en région parisienne, a indiqué le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal.

« Nous avons ce matin prononcé la dissolution du collectif Cheikh Yassine, impliqué, lié à l’attentat de vendredi dernier et depuis bien longtemps, le faux nez d’une idéologie antirépublicaine qui diffuse la haine », a-t-il indiqué lors du compte-rendu du conseil.

Le président Emmanuel Macron, qui avait annoncé cette dissolution mardi soir, a souligné lors du conseil des ministres que « le mal a été nommé: c’est l’islamisme politique, qui entretient méthodiquement une déconstruction de la République », a rapporté M. Attal.

C’est une « bataille sécuritaire, éducative, culturelle, et une bataille qui va durer », a aussi dit le chef de l’Etat, selon M. Attal.

Le collectif Cheikh Yassine - du nom du fondateur du mouvement islamiste palestinien Hamas tué par l’armée israélienne en 2004 - avait été créé par Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste radical actuellement en garde à vue dans l’enquête sur l’attentat de vendredi. M. Sefrioui avait notamment diffusé il y a quelques jours sur Youtube une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur assassiné, qualifié de « voyou ».

Cette mesure s’ajoute à la fermeture prévue mercredi soir de la mosquée de Pantin, en banlieue nord de Paris, pour avoir notamment relayé une vidéo dénonçant le cours de Samuel Paty, ainsi qu’aux « expulsions des personnes radicalisées en situation irrégulière ».

Soulignant le « renforcement massif » de l’action du gouvernement avec les orientations posées par le chef de l’Etat lors de son discours du 2 octobre sur les séparatismes, Gabriel Attal a précisé que depuis février 2018, « 356 lieux de radicalisation - débits de boisson, associations, mosquées, clubs de sport - ont été fermés », et que « rien que le mois dernier, nous en avons fermé un tous les trois jours ».

Plus de 1.200 personnels ont aussi été recrutés depuis 2017 dans le renseignement.

Le gouvernement entend aussi apporter un « soutien » à l’école, a souligné M. Attal en évoquant la volonté de « renforcer l’enseignement moral et civique » et la nécessité de placer la rentrée des vacances scolaires le 2 novembre « sous le signe des valeurs républicaines et de liberté selon des modalités que le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer détaillera dans les prochains jours ».

09h43: Le point sur ce que l'on sait ce matin

La France rend mercredi un hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne, alors que sept personnes seront présentées dans la journée à un juge antiterroriste en vue d’éventuelles mises en examen après l’assassinat de l’enseignant.

La cérémonie, en présence de 400 invités dont une centaine d’élèves d’établissements d’Ile-de-France, débutera à 19h30 dans la cour de la Sorbonne, lieu symbolique de l’esprit des Lumières et de l’enseignement.

Selon l’Elysée, le président Emmanuel Macron devrait arriver un peu avant pour remettre la Légion d’honneur à titre posthume à l’enseignant, en présence de sa famille.

Samuel Paty, 47 ans, a été décapité vendredi près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines)par un réfugié d’origine tchétchène de 18 ans, après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression.

Après l’arrivée du cercueil, un chant sera interprété par l’orchestre de la Garde républicaine et la maîtrise de Radio France et deux textes seront lus par des élèves et des enseignants. Le chef de l’Etat prononcera ensuite un bref discours, suivi d’une minute de silence en hommage au professeur d’histoire-géographie.

Sa mémoire a été saluée tout au long de la journée de mardi: des milliers de personnes ont participé à une marche blanche à Conflans-Sainte-Honorine pour dire non «à la barbarie». Et l’ensemble des députés ont observé une minute de silence, réunis sur les marches du Palais Bourbon.

L’enquête sur l’attentat progresse: sept personnes, dont deux mineurs, seront présentées mercredi à un juge antiterroriste en vue d’éventuelles mises en examen, a appris l’AFP de source judiciaire.

Parmi elles figure le parent d’élève qui avait appelé à la mobilisation après le cours sur la liberté d’expression dispensé par Samuel Paty le 5 octobre.

Les enquêteurs antiterroristes, qui recherchent d’éventuelles complicités, s’intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l’assaillant, Abdoullakh Anzorov, tué par la police après l’assassinat du professeur.

Le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné le parent d’élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge, ainsi que deux mineurs, soupçonnés d’avoir reçu de l’argent de l’assaillant en échange de renseignements sur la victime.

Trois amis de l’assaillant, qui s’étaient livrés spontanément au commissariat d’Evreux vendredi soir, doivent aussi être entendus par un juge.

Selon une source proche du dossier, l’un d’entre eux est soupçonné d’avoir convoyé l’assaillant, tandis qu’un autre est suspecté de l’avoir accompagné lors de l’achat d’une arme qui a servi lors de son attentat.

Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées mardi soir, sans qu’elles fassent l’objet de poursuites à ce stade.

Parmi ces personnes figurent trois collégiens, les parents, le grand-père et le petit frère du meurtrier, mais aussi la compagne de M. Sefrioui ainsi qu’un homme déjà condamné pour terrorisme et qui a été en contact avec l’assaillant.

Emmanuel Macron a promis mardi «d’intensifier» l’action du gouvernement contre les partisans de l’islamisme politique, plus que jamais dans le collimateur des autorités.

«Il ne s’agit pas de faire de nouvelles déclarations (...) ce sont des actes qui sont attendus par nos concitoyens. Ces actes s’intensifieront», a déclaré le chef de l’Etat à Bobigny, avant d’annoncer la dissolution dès mercredi du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, fondé par M. Sefrioui.

De son côté, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a jugé que «pour la première fois», «l’islam politique a(vait) mené directement à un attentat». Interrogé mardi sur BFM sur le risque d’un nouvel attentat en France, il a également fait valoir que «la question n’est pas de savoir s’il va y avoir un attentat, mais quand».

Lors d’un entretien téléphonique, Emmanuel Macron a demandé à son homologue russe Vladimir Poutine un «renforcement» de la coopération entre leurs deux pays «en matière de lutte contre le terrorisme et d’immigration clandestine».

Une cinquantaine d’associations, soupçonnées d’accointances avec l’islam radical, sont dans le collimateur des autorités, notamment le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et l’association humanitaire BarakaCity, qui contestent les accusations portées contre elles.

Les autorités ont aussi ordonné la fermeture de la mosquée de Pantin (Seine-Saint-Denis), qui doit être effective mercredi, pour avoir relayé sur sa page Facebook une des vidéos dénonçant le cours sur les caricatures de Samuel Paty.

06h36: L'enquête sur l'attentat progresse: sept personnes, dont deux mineurs, seront présentées aujourd'hui à un juge antiterroriste en vue d'éventuelles mises en examen, a appris l'AFP de source judiciaire. Parmi elles figure le parent d'élève qui avait appelé à la mobilisation après le cours sur la liberté d'expression dispensé par Samuel Paty le 5 octobre. Les enquêteurs antiterroristes, qui recherchent d'éventuelles complicités, s'intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l'assaillant, Abdoullakh Anzorov, tué par la police après l'assassinat du professeur.

Le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné le parent d'élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge, ainsi que deux mineurs, soupçonnés d'avoir reçu de l'argent de l'assaillant en échange de renseignements sur la victime. Trois amis de l'assaillant, qui s'étaient livrés spontanément au commissariat d'Evreux vendredi soir, doivent aussi être entendus par un juge.

Selon une source proche du dossier, l'un d'entre eux est soupçonné d'avoir convoyé l'assaillant, tandis qu'un autre est suspecté de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une arme qui a servi lors de son attentat. Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées mardi soir, sans qu'elles fassent l'objet de poursuites à ce stade.

Parmi ces personnes figurent trois collégiens, les parents, le grand-père et le petit frère du meurtrier, mais aussi la compagne de M. Sefrioui ainsi qu'un homme déjà condamné pour terrorisme et qui a été en contact avec l'assaillant.

05h52: La France rend aujourd'hui un hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne, alors que sept personnes seront présentées dans la journée à un juge antiterroriste en vue d'éventuelles mises en examen après l'assassinat de l'enseignant. La cérémonie, en présence de 400 invités dont une centaine d'élèves d'établissements d'Ile-de-France, débutera à 19h30 dans la cour de la Sorbonne, lieu symbolique de l'esprit des Lumières et de l'enseignement.

Selon l'Elysée, le président Emmanuel Macron devrait arriver un peu avant pour remettre la Légion d'honneur à titre posthume à l'enseignant, en présence de sa famille. Samuel Paty, 47 ans, a été décapité vendredi près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines)par un réfugié d'origine tchétchène de 18 ans, après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Après l'arrivée du cercueil, un chant sera interprété par l'orchestre de la Garde républicaine et la maîtrise de Radio France et deux textes seront lus par des élèves et des enseignants. Le chef de l'Etat prononcera ensuite un bref discours, suivi d'une minute de silence en hommage au professeur d'histoire-géographie.

Sa mémoire a été saluée tout au long de la journée de mardi: des milliers de personnes ont participé à une marche blanche à Conflans-Sainte-Honorine pour dire non "à la barbarie". Et l'ensemble des députés ont observé une minute de silence, réunis sur les marches du Palais Bourbon.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de ALAIN PERSIA
21/octobre/2020 - 20h46

Pour SAMUEL ,

La Liberté était sa vie  ..Il est aujourd'hui  l'Histoire.

 

 

 

 

Portrait de Azrael68
21/octobre/2020 - 19h53 - depuis l'application mobile

Marre des hommages ! Marre des belles paroles ! Agis bordel !!!!!!!

Portrait de Wouhpïnaise
21/octobre/2020 - 18h23
auriol64 a écrit :

14 et 15 ans ? Ils vont confisquer les portables c'est certain!

Et le quatre-heure aussi ! smiley Plus sérieusement, vu leur âge ils ne risquent pas grand chose.

Portrait de auriol64
21/octobre/2020 - 17h27

14 et 15 ans ? Ils vont confisquer les portables c'est certain!

Portrait de Lepton
21/octobre/2020 - 16h06
ΙΧΘΥΣ a écrit :

D'après le Procureur, les deux ados ont reçu 350€ pour désigner le professeur. L’assassin leur a expliqué qu’il voulait le punir et le frapper.

Ca ne les a pas arrêtés pour le balancer.

 

Judas avait trahi Jésus pour 30 deniers ce qui fait grosso modo plus de 1000 euros..

C'était plus rentable

(enfin, d’après  les témoignages   écrits 70 ans après)...Croyances chrétiennes entérinées par l'empereur Constantin qui politiquement avait tout intérêt à le faire .

 

Portrait de Greenday2013
21/octobre/2020 - 13h28

Quel bel homme souriant

Portrait de Fpt01
21/octobre/2020 - 09h02 - depuis l'application mobile

Et la fille de Brahim C. Elle arrive à dormir. C’est quant même en grande partie à cause de ses pleurnicheries contre son prof qu’on est arrivé là !