23/08/2020 08:54

Alors que France Ô ferme ses portes ce soir, la cheffe Babette de Rozières réclame la création d'un "observatoire des Outre-mer dans l'audiovisuel public"

Babette de Rozières réclame dans un communiqué la création d'un "observatoire des Outre-mer dans l'audiovisuel public", alors que France Ô va disparaître des écrans. France Ô, lancée en 2005, va s'arrêter dimanche à minuit, comme l'avait décidé il y a deux ans le gouvernement, au vu des faibles audiences de cette chaîne publique au profil unique, à la fois vitrine télévisuelle de l'Outre-mer et concentré de diversité.

Pour la cheffe Babette de Rozières, qui a notamment animé des émissions culinaires sur France Ô, il faut un "observatoire des Outre-mer dans l'audiovisuel public" qui "formulerait des recommandations pour une visibilité plus forte" des Outre-mer dans "les ressources humaines", "les visages à l'antenne" et "les contenus éditoriaux".

Dans la lignée de la fermeture de la chaîne, le gouvernement a déjà demandé à France Télévisions de muscler les contenus ultramarins sur ses autres chaînes et un "pacte de visibilité" a été signé il y a un an pour garantir la présence des outre-mer. Pour Mme de Rozières, cette disparition "envoie un terrible symbole d'exclusion à nos compatriotes ultra-marins".

"Il fallait réinventer France Ô plutôt que de la jeter", explique-t-elle, très critique vis-à-vis de la chaîne, dont l'"ADN a été usurpé par des parachutés qui méconnaissaient la culture ultra-marine, la diversité des sensibilités qui la composait et dont les motivations étaient partisanes", assure-t-elle, dénonçant aussi de la "censure".

France Ô a eu le soutien de nombreux parlementaires et personnalités d'Outre-mer.

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