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Affaire Gabriel Matzneff : Christophe Girard s'est exprimé pour la première fois ce matin sur France Inter depuis sa démission surprise

Christophe Girard s'est exprimé pour la première ce  matin sur France Inter depuis sa démission surprise une semaine auparavant. Et l'ancien adjoint à la mairie de Paris en charge de la culture, accusé de lien avec Gabriel Matzneff, a été offensif. Christophe Girard, qui n'avait pourtant été que cité comme témoin dans l'enquête pour viol sur mineurs visant Gabriel Matzneff, a dit «ne pas regretter son départ de la mairie de Paris» et a assuré «ne pas avoir démissionné sous la pression». Concernant ses liens avec l'écrivain soupçonné de pédocriminalité,

Christophe Girard a fait une concession : «Je ne me suis sans doute pas intéressé suffisamment à l'oeuvre de Matzneff, c'est le grand reproche que je peux m'adresser. Lorsque j'ai lu le livre de Vanessa Springora, j'ai compris qu'il y avait un caractère manipulateur avéré». Plus largement, il «regrette d'avoir fréquenté Gabriel Matzneff».

Mais sa proximité supposée avec Gabriel Matzneff fait polémique. Le site Mediapart a récemment révélé trois notes de frais de Christophe Girard payées par la mairie pour des déjeuners avec Gabriel Matzneff, dont la dernière en 2019. Jeudi 29 juillet, l'écrivain a encore témoigné de son amitié pour Christophe Girard, dans une lettre.

Une affirmation qui a fait bondir l'ex-adjoint parisien : «Je réfute avoir été son ami, on n'a pas du tout la même définition de l'amitié. Il considère que ces rencontres mondaines débouchent sur l'amitié. Pour moi, l'amitié débouche sur une certaine forme d'intimité, en rencontrant nos familles. Gabriel Matnzeff ne connaît pas ma famille. Je le voyais régulièrement comme des milliers d'artistes en vingt ans»

Quelques heures avant sa démission, jeudi 23 juillet, une manifestation féministe avait eu lieu devant l'hôtel de ville de Paris pour réclamer son départ. «Adjoint à la culture du viol, c'est d'une violence inouïe», a déploré l'ex-adjoint en référence à une pancarte ainsi qu'au mot d'ordre de la mobilisation.

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