26/06 10:00

Le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa a reçu l'aval pour un plan de sauvetage de 9 milliards d'euros, qui lui évite la cessation de paiement face au coronavirus

Le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa a reçu l'aval pour un plan de sauvetage de 9 milliards d'euros, qui lui évite la cessation de paiement face au coronavirus et va voir l'Etat allemand revenir à son capital. Réunis en assemblée générale, les actionnaires ont très largement approuvé le projet à plus de 98% des voix. Une majorité des deux-tiers était requise.

"On y est arrivé! Nous allons nous en sortir" désormais, a exulté juste après le président du conseil de surveillance de la compagnie allemande, Karl-Ludwig Kley. Cet aval est "une bonne nouvelle pour plus de 100.000 employés" du groupe, a salué le ministre allemand de l'Economie, Peter Altmaier, pour qui Lufthansa a désormais "la perspective de faire face à la plus grave crise de son histoire".

L'issue de ce vote est restée longtemps incertaine en raison des réserves du principal actionnaire de la compagnie, Heinz Hermann Thiele, un milliardaire allemand. Ce dernier était réticent à l'idée de voir l'Etat allemand acquérir au moins 20% de Lufthansa dans le cadre de ce plan, une première depuis la privatisation complète de la compagnie en 1997.

M. Altmaier a en retour assuré que l'Etat "n'interfèrerait pas dans les affaires opérationnelles" de Lufthansa. La Commission européenne, gardienne de la concurrence, a de son côté annoncé qu'elle validait le projet. Cela n'a pas été du goût de la compagnie low cost Ryanair, qui a annoncé qu'elle déposerait un recours en justice.

Pour convaincre les actionnaires, Lufthansa a rappelé que la compagnie, pratiquement clouée au sol par l'épidémie, était financièrement aux abois. "Nous n'avons plus d'argent", a averti le président du conseil de surveillance. Sans soutien de l'Etat, Lufthansa devrait déposer le bilan dans un délai "de quelques jours", a-t-il prévenu.

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