24/02/2020 13:46

Le procès du couple Fillon et de Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon, est renvoyé à mercredi en raison de la grève des avocats contre la réforme des retraites

13h47: Le retentissant procès de l'ex-Premier ministre français François Fillon et de son épouse Penelope, pour une affaire de soupçons d'emplois fictifs qui avait pulvérisé la campagne présidentielle de M. Fillon en 2017, a été renvoyé lundi dès son ouverture à mercredi, en raison d'une grève des avocats.

Les époux Fillon étaient arrivés peu après 12h00 GMT au tribunal sous une nuée de caméras, sans faire de déclaration. François Fillon, costume sombre, et son épouse Penelope, en tailleur noir, avaient pris place au premier rang de la salle. A leur côté était assis Marc Joulaud, l'ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale, également poursuivi.

Tous sont rapidement repartis puisque le tribunal de Paris a accepté la demande de renvoi formulée par la défense en soutien à la grève des avocats contre la réforme de leur régime autonome de retraite. Ceux-ci ont d'ailleurs bloqué le tribunal plusieurs heures lundi matin. Le procès reprendra à 12h30 GMT mercredi.

Les trois prévenus encourent dix ans d'emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d'inéligibilité. Leurs avocats plaideront la relaxe.

Le procès s'annonce aussi retentissant que fut la chute du candidat de la droite, chantre de l'intégrité auquel l'Elysée semblait promis, finalement éliminé au soir du premier tour.

François Fillon, 65 ans, a quitté la politique sur son échec cuisant, le 23 avril 2017. Reconverti dans la finance, il assure que "les preuves" de la réalité du travail de son épouse "seront apportées durant le procès".

La justice s'était saisie le jour même des premières révélations d'une longue série, le 25 janvier 2017 dans l'hebdomadaire Le Canard enchaîné.

Les juges d'instruction, qui ont enquêté pendant plus de deux ans, ont acquis la conviction que Penelope Fillon, 64 ans, avait bénéficié d'emplois "fictifs" d'assistante parlementaire auprès de son mari député et de son suppléant dans la Sarthe (département du centre-ouest), Marc Joulaud.

Une partie des accusations de détournement de fonds publics, complicité ou recel, qui remontent à 1981, sont prescrites. Sur la seule période 1998-2013, plus d'un million d'euros d'argent public ont été "détournés", estiment les enquêteurs.

Les Fillon sont également poursuivis pour recel et complicité d'abus de biens sociaux, pour l'emploi de "conseiller littéraire" obtenu par Mme Fillon à la Revue des deux mondes de Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon, payé 135.000 euros entre 2012 et 2013.

Un emploi "de pure complaisance, sans contrepartie réelle" selon l'accusation, pour lequel le milliardaire a été condamné pour abus de biens sociaux au terme d'une procédure distincte de "plaider-coupable".

Depuis le début de l'affaire, François Fillon a constamment défendu le travail de sa discrète épouse, sa "première et plus importante collaboratrice" dans la Sarthe, dénonçant une enquête "à charge".

La pratique des emplois familiaux, interdite dans le sillage du "Penelopegate", était alors légale et répandue. Mais les enquêteurs lancés sur la piste des emplois de Mme Fillon n'ont guère trouvé de témoignages ou d'archives démontrant qu'elle avait réellement travaillé.

Ils n'ont pas davantage été convaincus par les nombreuses pièces versées par la défense afin d'attester du travail accompli: des documents "destinés à faire masse", qui ne "démontrent rien", ont-ils estimé.

Pour eux, les activités de Penelope Fillon auprès de son député de mari n'allaient pas au-delà du "rôle social joué de manière assez traditionnelle par les conjoints d'hommes ou femmes politiques". Et le travail de Mme Fillon auprès de Marc Joulaud entre 2002 et 2007 avait "moins de consistance encore".

La défense considère pour sa part que nombre de témoins interrogés ne sont pas pertinents et que les documents fournis ont été trop vite "balayés".

Les avocats du couple Fillon et de Marc Joulaud, 52 ans et candidat à sa réélection à la mairie de Sablé-sur-Sarthe, devraient notamment insister sur les spécificités du travail d'assistant parlementaire, qui peut recouvrir des réalités très différentes d'un député à l'autre.

Les époux Fillon se voient aussi reprocher des "emplois de complaisance" accordés à deux de leurs enfants lorsque François Fillon était sénateur, et M. Fillon la non-déclaration d'un prêt de M. Lacharrière.

Seule partie civile au procès, l'Assemblée nationale demande "le remboursement des sommes versées au titre de rémunérations, si jamais la juridiction considère que l'emploi est fictif", selon son avocat Yves Claisse. Soit, le cas échéant, plus d'un million d'euros de dommages et intérêts.

07h27: Trois ans après le début de l'affaire en pleine campagne présidentielle de François Fillon, voici le temps du procès: l'ex-Premier ministre, son épouse Pénélope et son ancien suppléant sont attendus lundi au tribunal de Paris pour répondre des soupçons d'emplois fictifs de Mme Fillon. Les trois prévenus, qui doivent comparaître jusqu'au 11 mars, encourent dix ans d'emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d'inéligibilité.

Leurs avocats plaideront la relaxe. Le procès s'annonce aussi retentissant que fut la chute du candidat de la droite, chantre de l'intégrité auquel l'Elysée semblait promis, finalement éliminé au soir du premier tour. Il pourrait toutefois connaître un faux départ, en raison d'une demande de renvoi de cette seule première journée formulée par la défense en soutien à la grève des avocats contre la réforme de leur régime autonome de retraite. La 32e chambre correctionnelle, présidée par Nathalie Gavarino, examinera cette demande dès l'ouverture de l'audience, à 13H30. Si elle est acceptée, les débats débuteront plus tard dans la semaine.

François Fillon, 65 ans, a quitté la politique sur son échec cuisant, le 23 avril 2017. Reconverti dans la finance, il assure que "les preuves" de la réalité du travail de son épouse "seront apportées durant le procès". La justice s'était saisie le jour même des premières révélations d'une longue série, le 25 janvier 2017 dans le Canard enchaîné.

Les juges d'instruction, qui ont enquêté pendant plus de deux ans, ont acquis la conviction que Penelope Fillon, 64 ans, avait bénéficié d'emplois "fictifs" d'assistante parlementaire auprès de son mari député et de son suppléant dans la Sarthe Marc Joulaud. Une partie des accusations de détournement de fonds publics, complicité ou recel, qui remontent à 1981, sont prescrites. Sur la seule période 1998-2013, plus d'un million d'euros d'argent public ont été "détournés", estiment les enquêteurs.

Les Fillon sont également poursuivis pour recel et complicité d'abus de biens sociaux, pour l'emploi de "conseiller littéraire" obtenu par Mme Fillon à la Revue des deux mondes de Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon, payé 135.000 euros entre 2012 et 2013. Un emploi "de pure complaisance, sans contrepartie réelle" selon l'accusation, pour lequel le milliardaire a été condamné pour abus de biens sociaux au terme d'une procédure distincte de "plaider-coupable".

Depuis le début de l'affaire, François Fillon a constamment défendu le travail de sa discrète épouse, sa "première et plus importante collaboratrice" dans la Sarthe, dénonçant une enquête "à charge".

La pratique des emplois familiaux, interdite dans le sillage du "Penelopegate", était alors légale et répandue. Mais les enquêteurs lancés sur la piste des emplois de Mme Fillon n'ont guère trouvé de témoignages ou d'archives démontrant qu'elle avait réellement travaillé. Ils n'ont pas davantage été convaincus par les nombreuses pièces versées par la défense afin d'attester du travail accompli: des documents "destinés à faire masse", qui ne "démontrent rien", ont-ils estimé.

Pour eux, les activités de Penelope Fillon auprès de son député de mari n'allaient pas au-delà du "rôle social joué de manière assez traditionnelle par les conjoints d'hommes ou femmes politiques". Et le travail de Mme Fillon auprès de Marc Joulaud entre 2002 et 2007 avait "moins de consistance encore". La défense considère pour sa part que nombre de témoins interrogés ne sont pas pertinents et que les documents fournis ont été trop vite "balayés".

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Vos réactions

Portrait de stbx00
24/février/2020 - 17h01
lysniais a écrit :

Oh le joli leurre jeté en pâture à une population jalouse et revancharde  et qui permet de ne pas parler du président de l'assemblée nationale et ses mutuelles, du député LREM qui éclate  un autre député à coup de casque, des frais payés par nous du candidat Macron à Las Vegas, et j'en passe...

Oui bien entendu Macron à fomenter son complot contre Fillon lorsqu'il était au collège en le poussant à faire passer sa femme pour son assistante parlementaire. Et comme il se doutait qu'un fois président il aurait pas mal de galères, il a soigneusement préparé le calendrier judiciaire pour que ça démarre quand ça l'arrange. Pas de doute ça tient...

Portrait de minou75
24/février/2020 - 09h49 - depuis l'application mobile

Au zonzon les " Thénardier " de la politique...La cellule des Balkani est libre !!!