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EXCLU - L'avocat de Jonathann Daval réagit aux soupçons d'empoisonnement d'Alexia par son client: "Cette piste a déjà été vérifiée et abandonnée" - VIDEO

Des proches d'Alexia Daval s'interrogent sur un éventuel empoisonnement de la jeune femme et ont demandé une nouvelle expertise, a indiqué aujourd'hui le procureur de la République de Vesoul en précisant avoir été saisi par la juge d'instruction chargé de l'enquête de cette demande d'acte portant sur "une nouvelle expertise relative à des produits retrouvés dans le sang d'Alexia Daval".

Selon des informations du Parisien, des analyses ont révélé "la présence de trois molécules ingérées régulièrement pendant près d'un an avant sa mort, avec une augmentation nette sur les derniers mois". Ce midi, l'avocat de Jonathann Daval était l'invité de Jean-Marc Morandini dans "Crimes et faits divers, la quotidienne" sur NRJ12.

Maitre Randall Schwerdorffer s'est exprimé suite à ces révélations parues ce matin. "Je les ai découvertes dans Le Parisien. Ca m'a surpris parce que je pensais que le dossier allait être clôturé. En deux ans d'instruction, on avait tout le loisir de demander ce type d'acte il y a un an ou au tout début de l'enquête. Ça n'a jamais été fait. La piste de l'empoissonnement avait été explorée par le juge, la piste de la préméditation aussi. Tout ça avait été écarté. Ca devra être exploré parce que sinon ça va parasiter les débats de la Cour d'Assises", a-t-il déclaré.

Et d'ajouter : "Il me semblait que cette question avait été écartée et qu'on était sur de l'automédication concernant Alexia. Je note que cette demande ne fait que confirmer ce qu'on a mis en avant depuis le début : le comportement d'Alexia. Quand on parle de crises, de comportement très particulier, je vois que les parties civiles le mettent en avant".

"Si je comprends bien ce que vous êtes en train de me dire, c'est de l'automédication d'Alexia et ce n'est pas Jonathann qui l'aurait empoisonné à son insu? ", a demandé Jean-Marc Morandini. "Vous m'avez très bien compris. Il n'a jamais été question d'autre chose", a affirmé l'avocat. Pour lui, "c'est rendre publique quelque chose qui peut parasiter les débats de la Cour d'Assises et perturber les jurés". "Cette piste a déjà été étudiée par les experts. Elle va devoir être réétudiée à travers du prisme - peut-être - d'un collège d'experts. Il va falloir l'étudier sinon elle va exister de façon péremptoire devant la Cour d'Assises et elle n'ira pas dans le sens de la manifestation de la vérité", a continué Maître Randall Schwerdorffer.

Et de continuer : "Moi, en l'état de ma connaissance du dossier, des investigations des deux juges d'instruction successifs, il n'y a aucun élément permettant d'accréditer un assassinat, une préméditation ou un empoissonnement. Dans le dossier de Jonathann Daval, on lui reproche un acte spontané, c'est-à-dire un homicide, et surtout pas de préméditation".

"L'automédication n'est pas exceptionnelle. Il est très facile aujourd'hui de se procurer un certain nombre de médicaments. Il y a toujours été question d'automédication dans ce dossier. Le comportement que pouvait avoir Alexia vis-à-vis des médicaments, je ne la connais pas assez pour m'expliquer là-dessus", a-t-il conclu.

Poursuivi pour meurtre sur conjoint, Jonathann Daval a reconnu avoir violemment frappé et étranglé son épouse Alexia en octobre 2017 à Gray-la-Ville (Haute-Saône) lors d'une violente dispute conjugale, avant de brûler partiellement son corps. Son procès pourrait avoir lieu au premier semestre 2020 devant la Cour d'Assises de Haute-Saône.

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