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La justice lève le contrôle judiciaire du journaliste Gaspard Glanz - Il pourra se retrouver à Paris le 1er mai et aux prochaines manifs des "gilets jaunes"

Le reporter Gaspard Glanz pourra se trouver à Paris le 1er Mai et les prochains samedis après la levée par le tribunal de Paris de son contrôle judiciaire qui lui interdisait d'être dans la capitale ces jours-là. Gaspard Glanz avait été interpellé le 20 avril, lors de l'acte 23 des "gilets jaunes", après avoir fait un doigt d'honneur aux forces de l'ordre. Devant être jugé le 18 octobre pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", il avait été placé sous contrôle judiciaire par un juge des libertés et de la détention (JLD) la semaine passée. Le tribunal a reconnu l'irrégularité de l'ordonnance de placement sous contrôle judiciaire, en raison de l'absence de motivations, comme le réclamaient les avocats de Gaspard Glanz, Me Raphaël Kempf et Ainoha Pascual.

"C'est une excellente nouvelle. Le tribunal a dit et a rappelé que le JLD devait motiver un placement sous contrôle judiciaire. Depuis une semaine, nous ne savions pas les raisons qui avaient conduit le juge des libertés et de la détention à placer Gaspard Glanz sous contrôle judiciaire, a réagi Me Kempf. "Le tribunal correctionnel vient rappeler un principe du droit qui est que tout citoyen qui fait l'objet d'une mesure de justice doit pouvoir en comprendre les raisons", a-t-il ajouté. Après la décision, le reporter indépendant de 32 ans a annoncé qu'il serait présent le 1er Mai à Paris pour couvrir les manifestations. Au cours de l'audience, Me Pascual a également fait valoir que le contrôle judiciaire prononcé symbolisait "la mise à mort économique" de M. Glanz.

"Ce n'est pas à un juge de décider pour un journaliste quel sujet il peut couvrir", a-t-elle ajouté. Reconnaissant que l'ordonnance contestée ne présentait "pas toute la motivation que l'on serait en droit d'attendre", le procureur avait toutefois affirmé que le contrôle judiciaire se justifiait par le besoin d'éviter la réitération de l'infraction. Il avait invité le tribunal à préciser les motivations de l'ordonnance du juge des libertés et de la détention. Raphaël Kempf a ironisé sur l'invocation du risque de renouvellement des faits: "S'il faut l'empêcher de commettre un nouvel outrage, pourquoi seulement à Paris et le samedi ?". "Allons au bout de la logique: il faut l'empêcher d'approcher de tout uniforme bleu, sur tout le territoire", s'est-il moqué.

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Vos réactions

Portrait de Greenday2013
30/avril/2019 - 12h42

Super, comme ça il pourra faire son boulot de journaliste: faire des doigts aux policiers, insulter le ministre de l'intérieur...

Portrait de oxdee
29/avril/2019 - 17h36

a deux doigts de la bastille, mais le mal est fait