06/03 09:32

EN DIRECT - Regardez la photo impressionnante de Carlos Ghosn à sa sortie de prison escorté par des policiers et le visage dissimulé par un masque

09h29: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Carlos Ghosn, ex-grand patron de l’automobile aujourd’hui déchu, a été libéré sous caution mercredi de la prison de Kosuge à Tokyo, après plus de 100 jours passés en détention sur des accusations de malversations financières.

Vêtu d’un blouson, portant un masque sanitaire blanc, une casquette bleue et des lunettes, l’ex-patron de Renault et Nissan est sorti du centre de détention encadré de gardiens avant de s’engouffrer dans une voiture gris clair banalisée, devant les objectifs de dizaines de caméras et appareils photo.

Sa femme Carole, une de ses filles, l’ambassadeur de France et d’autres personnes étaient arrivées à la prison plusieurs heures auparavant, mais ne sont pas ressorties en même temps.

Via son avocat, Carlos Ghosn a payé une caution d’environ 8 millions d’euros.

Moyennant le versement de cette somme, le tribunal de Tokyo avait accepté mardi la remise en liberté de l’ex-PDG et un deuxième juge avait rejeté dans la nuit de mardi à mercredi un appel lancé par le procureur.

«Je suis innocent et résolument déterminé à me défendre vigoureusement dans un procès équitable contre ces accusations sans fondement», avait déclaré Carlos Ghosn dans un communiqué en apprenant la décision mardi.

Des dizaines de journalistes s’étaient rassemblés dès l’aube mercredi devant la prison.

Le tribunal de Tokyo a annoncé à la mi-journée que la caution avait été payée, un milliard de yens en liquide, ce qui déclenche la procédure de libération.

Il est très rare au Japon qu’une personne inculpée pour abus de confiance soit libérée avant que ne soit connue la date de son procès ou même avant qu’il n’ait débuté. Les experts expliquent que le nouvel avocat de M. Ghosn a vraisemblablement offert des garanties qui ont convaincu le juge que le magnat franco-libanais-brésilien serait dans l’incapacité totale de détruire des preuves ou de quitter le pays.

08h51: L'ancien patron de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, vient de quitter le centre de détention de Tokyo, où il était détenu depuis le 19 novembre pour des accusations de malversations. Vêtu d'un blouson, portant un masque sanitaire blanc, une casquette bleue et des lunettes, Carlos Ghosn est sorti du centre de détention encadré de gardiens avant de s'engouffrer dans une voiture

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07h39: Carlos Ghosn a payé sa caution de 7,9 millions d’euros ce matin au tribunal du district de Tokyo, ce qui ouvre la voie à la libération imminente de l’ancien dirigeant de Nissan et Renault.

Le tribunal de la capitale japonaise avait accepté la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn, qui a passé plus de cent jours en prison après avoir été arrêté le 19 novembre dernier pour des accusations de malversations financières.

Carlos Ghosn, dont c’était la troisième demande de mise en liberté, a interdiction de quitter le Japon, avait précisé le tribunal, et des mesures visant à l’empêcher de falsifier des preuves ont aussi été prises. Selon l’agence de presse Kyodo, l’architecte de l’alliance Renault-Nissan- Mitsubishi va notamment être placé sous vidéosurveillance à son domicile.

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Mercredi 6 mars

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16h39: Carlos Ghosn devrait sortir de prison demain après le versement d'une caution de 8 millions d'euros

16h00: L'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault Carlos Ghosn s'est dit mardi "innocent" et "résolument déterminé" à se "défendre vigoureusement", après la confirmation au Japon de sa libération sous caution.
"Je suis infiniment reconnaissant envers ma famille et mes amis qui m'ont soutenu tout au long de cette terrible épreuve", a déclaré M. Ghosn dans un communiqué diffusé par son agence de communication à Paris, alors que des médias au Japon ont indiqué que le tribunal de Tokyo avait rejeté mardi soir l'appel du procureur et confirmé l'approbation de libération sous caution de l'ex-PDG, détenu depuis plus de 100 jours.

15h42: La justice japonaise a rejeté l'appel demandé quelques heures plus tôt par le parquet contre la libération sous caution de Carlos Ghosn, détenu depuis le 19 novembre pour des accusations de malversations financières.

Le tribunal de district de Tokyo a ordonné la remise en liberté de l'ancien patron de Nissan et Renault contre une caution d'un milliard de yens (soit 7,9 millions d'euros).

09h32: Ce que l'on sait ce matin

Le tribunal de Tokyo a annoncé mardi qu'il acceptait la mise en liberté sous caution de Carlos Ghosn, mais le procureur a aussitôt fait appel pour que soit maintenu en détention l'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault. Un deuxième juge va examiner cet appel et son avis devrait être rendu rapidement.

Si l'appel interjeté n'inverse pas la décision, M. Ghosn, incarcéré depuis plus de trois mois, pourrait sortir de prison dès mardi, à moins que le bureau du procureur ne l'arrête à nouveau sur d'autres chefs d'accusation.

Avant même que M. Ghosn ne soit certain de sortir, l'avocat français de la famille, François Zimeray, s'est réjoui d'une décision qui "met fin a une détention qui était absolument cruelle et brutale", la qualifiant de "bonne surprise".

Le montant de la caution a été fixé à un milliard de yens (8 millions d'euros).

Le tribunal a estimé mardi que le risque de fuite ou d'altération de preuves était faible, mais il a assorti son choix de conditions restrictives: obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays même pour un bref séjour et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves.

Cette décision, qui doit donc encore être confirmée, répond à une troisième demande de mise en liberté sous caution, les deux premières ayant été rejetées. Elle intervient en outre au lendemain d'une conférence de presse du nouveau principal avocat de M. Ghosn, Junichiro Hironaka, surnommé "l'innocenteur" pour avoir obtenu nombre d'acquittements d'inculpés de haute volée.

Pour arracher la décision du tribunal, il avait proposé que M. Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication vers l'extérieur.

"Nissan ne joue aucun rôle dans les décisions prises par les tribunaux ou les procureurs et n'est donc pas en position de commenter", a réagi le constructeur japonais dans un message transmis aux médias.

"Les investigations menées en interne chez Nissan ont montré des conduites (de M. Ghosn) manifestement contraires à l'éthique (...) et d'autres faits continuent d'émerger", a ajouté le groupe dans lequel était arrivé M. Ghosn en 1999 pour le sauver de la faillite.

Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre à son arrivée à Tokyo et placé dans le centre de détention de Kosuge, dans le nord de la capitale, où il se trouve encore depuis plus de 100 jours.

Sa famille avait annoncé lundi avoir décidé de saisir les Nations unies, estimant que les "droits fondamentaux" de l'ancien dirigeant de Renault et Nissan n'étaient pas respectés.

08h21: Alors que le tribunal de Tokyo a accepté dans la nuit une demande de libération sous caution de l'ancien PDG de Renault-Nissan, le bureau du procureur vient de faire appel de la décision devant la Haute Cour. Si la libération est confirmée d'ici quelques heures, Carlos Ghosn ne pourra néanmoins pas quitter le Japon.

Le tribunal a estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves est faible, a précisé la chaîne publique NHK. Cette décision intervient en réponse à une troisième demande de mise en liberté sous caution, les deux premières ayant été rejetées. Elle intervient en outre au lendemain d'une conférence de presse du nouveau principal avocat de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, surnommé "l'innocenteur" pour avoir obtenu nombre d'acquittements d'inculpés de haute volée.

Il avait qualifié sa requête de "convaincante", précisant qu'il proposait que Carlos Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication vers l'extérieur.

Une interdiction de quitter le Japon. Le tribunal de Tokyo a par ailleurs assorti sa décision de diverses conditions, dont l'interdiction pour Carlos Ghosn de quitter le Japon.

Dans un bref message adressé aux médias, le tribunal a précisé avoir posé trois mesures : obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays, même pour un bref séjour, et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves.

07h34: Le procureur du tribunal de Tokyo fait appel de la remise en liberté de Carlos Ghosn qui avait pourtant été autorisée ce matin

Le bureau des procureurs de Tokyo fait appel de la décision du tribunal d'autoriser la mise en liberté sous caution de Carlos Ghosn, indique le tribunal de la capitale japonaise.

05h52: Le tribunal de Tokyo a annoncé ce matin qu'il acceptait la mise en liberté sous caution de l'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault Carlos Ghosn.

Il s'agit d'une surprise qui pourrait permettre à M. Ghosn, incarcéré depuis plus de trois mois, de sortir de prison dès mardi, à moins que le bureau du procureur ne le réarrête sur de nouveaux chefs d'accusation ou qu'un appel n'inverse la décision. Le montant de la caution a été fixé à un milliard de yens (8 millions d'euros).

Le tribunal a estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves est faible, mais il a assorti son choix de conditions restrictives: obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays même pour un bref séjour et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves.

Cette décision intervient en réponse à une troisième demande de mise en liberté sous caution, les deux premières ayant été rejetées. Elle intervient en outre au lendemain d'une conférence de presse du nouveau principal avocat de M. Ghosn, Junichiro Hironaka, surnommé "l'innocenteur" pour avoir obtenu nombre d'acquittements d'inculpés de haute volée. Il avait présenté sa requête comme "convaincante", précisant qu'il proposait que M. Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication vers l'extérieur.

"Nissan ne joue aucun rôle dans les décisions prises par les tribunaux ou les procureurs et n'est donc pas en position de commenter", a réagi le constructeur japonais dans un message transmis aux médias. "Les investigations menées en interne chez Nissan ont montré des conduites (de M. Ghosn) manifestement contraires à l'étique (...) et d'autres faits continuent d'émerger", a ajouté le groupe dans lequel était arrivé M. Ghosn en 1999 pour le sauver de la faillite.

Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre à son arrivée à Tokyo et placé dans le centre de détention de Kosuge, dans le nord de la capitale, où il se trouve encore depuis plus de 100 jours. Sa famille avait annoncé lundi avoir décidé de saisir les Nations unies, estimant que les "droits fondamentaux" de l'ancien dirigeant de Renault et Nissan n'étaient pas respectés.

Carlos Ghosn a été inculpé pour minoration d'une partie de ses revenus pour un montant de 9,23 milliards de yens (74 millions d'euros) de 2010 à 2018, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières.

Il a également été mis en examen pour abus de confiance. Il avait dénoncé fin janvier, dans un entretien avec l'AFP, sa détention prolongée, un traitement qui "ne serait normal", selon lui, "dans aucune autre démocratie".

L'homme d'affaires franco-libano-brésilien avait décidé de changer mi-février son équipe de défense japonaise, au moment d'aborder la phase de préparation de son procès, qui n'interviendra pas avant plusieurs mois.

"Je suis impatient de pouvoir me défendre, avec vigueur, et ce choix représente pour moi la première étape d’un processus visant non seulement à rétablir mon innocence, mais aussi à faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à mon injuste détention", avait-il alors dit. Il estime avoir été victime d'un "complot" ourdi par Nissan pour faire échouer son projet de rapprochement avec Renault.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Philomène
6/mars/2019 - 10h16
Philou.2 a écrit :

Si c'était moi qui était incarcéré et qu'une même caution était prononcé je resterai pendant 200 ans enfermé :) 

Pour le plus grand plaisir de certains sur ce site, et ça vous laisserait le temps de potasser votre bescherelle !

Portrait de Hexagone
6/mars/2019 - 09h49

Décidemment ça ne rigole pas au Japon, cette photo me fait une drôle de sensation, on dirait un condamné à mort !

Et pendant ce temps-là en France, nous avons un terrorriste ayant assassiné un rescapé de clan de concentration de 89 ANS !!! ... continuer à vivre sa petite vie et forniquer au calme dans un p'tit studio avec kitchenette, aménagé dans sa prison ! 

Mais que de laxisme !!! Et j'apprends là que la terroriste est entrée tranquillou en burka ? Mais c'est pas interdit ce drap de la honte ?

Merci le gauchisme bienpensant qui se soucie du bien-être de terrorriste au détriment de ceux qui sont censés les surveiller et au détriment du peuple, car c'est nous qui subissons les attaques terrorristes .... pas ces gochiottes !

Portrait de jarod.26
6/mars/2019 - 09h08
up up up on t'a reconnu carlos =)
Portrait de Yoko69
5/mars/2019 - 22h37
Philou.2 a écrit :

Si c'était moi qui était incarcéré et qu'une même caution était prononcé je resterai pendant 200 ans enfermé :) 

Bonjour,

Que veut dire "une caution prononcé" ? Encore une fois, mes amies et moi ne trouvons pas cette expression dans nos dictionnaires.

Portrait de seb2746
5/mars/2019 - 18h00
C'ptain What a écrit :

Et bien non ! Si vous aviez eu la délicatesse de bien lire l'article vous auriez certainement noté le -obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays- qui accompagne la caution de 8 millions d'Euros. 

Et ?

Si il ne respect pas son obligation il risque quoi ? il est citoyen Français, il n'y aura donc aucune extradition.

Il aura un procès au Japon à décharge, sa peine sera en France (avec -75% comme l'autre assassin de noir desir) et il aura interdiction de retourner au Japon (ouahhh ça fait peur).

Il a largement les moyens de fuir, des amis très puissants/influents et des lobbys.

Et pour la caution, entre ce qu'il gagne, ce qu'il a volé et le reste, c'est juste un billet de 10 euros pour lui.

Portrait de Anti bobo
5/mars/2019 - 17h35
Hexagone a écrit :

Bravo et respect à la justice japonaise !

Une VRAIE prison 

De VRAIES peines de prison pour les évadés fiscaux . Qu'on prendrait un peu modèle en France, et les exilés fiscaux y réfléchiraient à 2 fois.

De VRAIS montant de caution, de quoi renflouer les caisses.

La France devrait s'en inspirer pour récupérer les MILLIARDS d'évasion fiscale... au lieu de ponctionner les retraités et autres personnes en difficultés réelles (pas ceux qui font des gosses allocs et qui n'assument pas ou autres cassos assistés... enfin j'me comprends)

C'est clair, en France personne n'en aurait rien su, tout aurait été réglé à Bercy entre ses fiscalistes et le ministre avec une régulation et éventuellement une très légère majoration et Ghosn serait toujours PDG et toujours cité comme l'exemple de succès français qu'on nous sort régulièrement.

Portrait de Hexagone
5/mars/2019 - 17h16

Bravo et respect à la justice japonaise !

Une VRAIE prison 

De VRAIES peines de prison pour les évadés fiscaux . Qu'on prendrait un peu modèle en France, et les exilés fiscaux y réfléchiraient à 2 fois.

De VRAIS montant de caution, de quoi renflouer les caisses.

La France devrait s'en inspirer pour récupérer les MILLIARDS d'évasion fiscale... au lieu de ponctionner les retraités et autres personnes en difficultés réelles (pas ceux qui font des gosses allocs et qui n'assument pas ou autres cassos assistés... enfin j'me comprends)

Portrait de seb2746
5/mars/2019 - 15h51

voilà, il part en Suisse dès ce soir... aucune extradition comme polanski le pédophile.

Portrait de Peter Healer
5/mars/2019 - 12h00

Ouh la la

Voler quelques millions sous le nezd'administrateurs, ce n'est qu'un Incident de droit commun.

Quand en Roumanie, devant un aréopage de dirigeants de Dacia et de représentant locaux, ce qui lui sert de femme à déclaré " mais c'est quoi ce Pays où l'on ne trouve pas de Pampers pour torcher le cul à mon lardon", là il y à un crime contre l'humanité.

Pas un journal n'a relaté.

 

Portrait de Peter Healer
5/mars/2019 - 11h47

Revenant de North Korea, pays admirable et jalousé à mort par la presse yankee, je peux vous assurer que le nouveau Carlos (l'autre assassin vous l'avez déjà oublié) ne serait jamais revenu

Portrait de seb2746
5/mars/2019 - 09h49

Il a les moyens de fuir du pays, c'est ça le souci...

Portrait de jarod.26
5/mars/2019 - 07h41 - depuis l'application mobile

il y a du avoir des pots de vin etc =)