15/02/2019 12:30

Gilets Jaunes: Le procureur requiert un mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende à l'encontre d'Eric Drouet - Le jugement mis en délibéré au 29 mars

12h30: Le point ce midi sur ce que l'on sait

Le parquet a requis un mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende contre Eric Drouet, figure du mouvement des «gilets jaunes», jugé vendredi à Paris pour «organisation de manifestations sans déclaration préalable».

Le tribunal rendra sa décision le 29 mars.

«Je n’ai aucun rôle d’organisateur ou de leader dans ce mouvement» des gilets jaunes, a dit au tribunal Eric Drouet, à la fin du procès. «Je suis juste un relayeur d’informations», a affirmé le chauffeur routier de 34 ans.

Eric Drouet était jugé pour l'«organisation sans déclaration préalable» de deux manifestations à Paris, le 22 décembre et le 2 janvier.

«Chaque rassemblement de personnes sur la voie publique doit faire l’objet d’une déclaration préalable. L’objectif est de permettre de préserver l’ordre public», a déclaré le procureur adjoint de Paris Olivier Christen, au début de ses réquisitions.

«Évidemment les revendications sont pacifiques. (...) Mais s’inscrire en dehors du cadre légal ne permet pas de mettre en place les conditions qui permettent d’éviter les débordements», a-t-il poursuivi.

Le procureur a lu plusieurs messages envoyés par Eric Drouet le 22 décembre et le 2 janvier: «On dira au dernier moment» le lieu de rassemblement, «Nous irons où nous voulons aller», «Il faut choquer un peu l’opinion publique» etc. «Eric Drouet montre qu’il est un organisateur du mouvement», pour Olivier Christen.

«Je ne suis responsable de rien du tout», a martelé Eric Drouet. Le 2 janvier, quand il a été interpellé près des Champs-Élysées à Paris, il affirme qu’il voulait allumer des bougies à la Concorde pour rendre hommage aux personnes décédées et blessées dans le mouvement, puis aller au restaurant avec des amis. «On s’attendait à un contrôle d’identité mais pas plus», a-t-il affirmé.

«Ce procès est clairement politique. On veut désigner (Eric Drouet) comme figure pensante, comme tête. On vous demande de le condamner pour cela. On veut casser le mouvement en silence», a plaidé son avocat Khéops Lara.

Il a qualifié d'«arbitraire» l’interpellation de son client le 2 janvier : «On embarque des gens en garde à vue sans aucun motif préalable». «On utilise la police, et vous aussi (le tribunal, NDLR) pour mâter un mouvement social majeur», a estimé l’avocat du «gilet jaune».

12h17: Le jugement dans le procès d'Eric Drouet est mis en délibéré au 29 mars prochain. L'avocat du "Gilet jaune" demande la relaxe de son client. "C'est un procès clairement politique", a-t-il déclaré.

12h02: Un mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende ont été requis contre Eric Drouet, figure du mouvement des «gilets jaunes», jugé vendredi à Paris pour «organisation de manifestations sans déclaration préalable».

Le chauffeur routier de 34 ans comparait pour l'«organisation» de deux manifestations à Paris, le 22 décembre et le 2 janvier. «Evidemment les revendications sont pacifiques. (...) Mais s’inscrire en dehors du cadre légal ne permet pas de mettre en place les conditions qui permettent d’éviter les débordements», a déclaré le procureur adjoint de Paris Olivier Christen.

07h01: Eric Drouet, dont l'interpellation le 2 janvier avait indigné à gauche comme à droite, est jugé vendredi matin à Paris pour "organisation de manifestations sans déclaration préalable". Le chauffeur routier de Seine-et-Marne comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris deux jours après l'ex-boxeur Christophe Dettinger, qui a été condamné à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, pour avoir violemment frappé deux gendarmes le 5 janvier lors de l'"acte 8" des "gilets jaunes".

Eric Drouet est lui jugé pour l'"organisation sans déclaration préalable" de deux manifestations, le 22 décembre - l'"acte 6" des "gilets jaunes" lors duquel il avait déjà été interpellé - et le 2 janvier. Il encourt six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende. Le 2 janvier, Eric Drouet a été arrêté près des Champs-Élysées, encadré par des policiers hués par des "gilets jaunes".

Le lendemain, à sa sortie de garde à vue, Eric Drouet dénonçait une interpellation "politique", affirmant qu'il devait juste rencontrer d'autres "gilets jaunes" pour un "rendez-vous au restaurant". Son arrestation montrait, selon lui, une volonté de "bâillonner" la contestation.

Quelques heures avant d'être interpellé, Éric Drouet déclarait toutefois dans une vidéo diffusée sur Facebook : "Ce soir, on va pas faire une grosse action, mais on veut choquer l'opinion publique. Je sais pas s'il y en aura qui seront avec nous sur les 'Champs' (...) On va tous y aller sans gilet".

Le médiatique Eric Drouet est un des initiateurs de la première mobilisation nationale des "gilets jaunes" le 17 novembre. C'est lui qui avait créé l'événement Facebook "Blocage national contre la hausse des carburants". Il est devenu l'un des visages les plus connus de ce mouvement de contestation qui dure depuis trois mois et représente la plus grave crise du mandat d'Emmanuel Macron. Ce père de famille de 33 ans se défend d'être un leader des "gilets jaunes" mais ses prises de parole pèsent dans la contestation.

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Vos réactions

Portrait de justicepointzero
15/février/2019 - 18h13
ale35 a écrit :

faut vous faire soigner c'est grave

mais oui bien sur !! je dirais juste qu'il n'y a pas que moi qui suis malade sur ce blog !!!!!!

Portrait de Lemat
15/février/2019 - 17h49
hamsterjovial a écrit :

Ce matin, tu l'enterrais et maintenant tu le défends ? Philou, le mec qui retourne sa veste en fonction de ce que les autres postent.

C'est pour quand les noces avec philou?

Portrait de Lemat
15/février/2019 - 17h48
C'ptain What a écrit :

Vous soulevez, justement, bien des problèmes de ce monde mais qui ne seront pas résolus de si tôt sauf par les utopistes de gauche. 

1/ La surpopulation mondiale: souvenez vous de la bronca contre Pascal Sevran quand il affirmait en 2006 que "la bite des noirs est responsable de la famine en Afrique" alors qu'il avait raison. Oui en 2006 donc il y a 13 ans.

2/ Pour le reste il n'y aura pas de solutions tant qu'il n'y aura pas de lois internationales ou un libéralisme total car sans clients pas de marchés.  En l'état actuel du monde et de ses politiques corrompus  je ne vois aucune issue si ce n'est un retour vers les valeurs essentielles de la vie. 

3/ Le combat des G.J du début n'est pas d'arrière garde mais ce qu'il est devenu (à gauche toute) l'est. 

Vous êtes malthusien?

D'un autre côté, ce n'est pas prêt de changer. Comme disait Santini, l'Eglise (en règle générale toute religion confondue) n'a rien compris au préservatif, elle l'a mis à l'index.

Portrait de nina83
15/février/2019 - 17h36
bib a écrit :

Ca fait cher le resto smiley

Excellent ! smiley il s'en sort bien en attendant, "relayeur d'information" ben voyons !

Portrait de bib
15/février/2019 - 16h49

Ca fait cher le resto smiley

Portrait de justicepointzero
15/février/2019 - 15h01

oupssss j'oubliais Benalla est surprotégé ça doit être ça alors !!! smiley

Portrait de justicepointzero
15/février/2019 - 14h59
jarod.26 a écrit :
la justice est bien trop gentille

et si on parlait de Benalla? la justice est beaucoup trop gentille aussi je trouve !!!!

enfin si tenté qu'il existe une justice !!!

justice  point   zéro

Portrait de cbor33
15/février/2019 - 10h00

Dans la constitution il y a le mot ÉGALITÉ. Pour le condamner, il faut aussi condamner tous les responsables des autres manifestations non déclarées.

Portrait de Pimboy
15/février/2019 - 09h32 - depuis l'application mobile

Il pourrait envisager de quitter la France comme l’autre rouquin là, ça en ferait déjà deux de moins à supporter !

Portrait de nina83
15/février/2019 - 08h32

il a ses deux yeux et ses deux mains lui smiley c'est plus facile de vociférer derrière une caméra et de demander aux autres de se soulever, tout en se planquant ! j'espère qu'il écopera de quelque chose mais j'y crois pas.