07/02/2019 19:43

Benalla : La responsable de la sécurité du Premier Ministre a démissionné - La justice ouvre une enquête sur le contrat signé avec la société de Vincent Crase

19h42: Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête sur le contrat de sécurité signé entre la société de Vincent Crase et un oligarque russe, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP, confirmant une information de Mediapart. Cette enquête a été ouverte, à une date non révélée, pour "corruption", affirme le site d'information, qui ajoute que ce contrat a été "négocié" par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, "du temps où il était à l'Elysée".

Le PNF a refusé de confirmer le chef de l'enquête. Le contrat en question a été signé entre Mars, la société de Vincent Crase, et l'oligarque russe Iskander Makhmoudov, selon Mediapart qui en avait révélé l'existence le 17 décembre.

Le site avait alors affirmé que M. Makhmoudov avait rémunéré M. Crase 294.000 euros le 28 juin 2018. Le contrat avait été sous-traité à la société Velours, ancien employeur de M. Benalla.

Il "prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l'homme d'affaires, et de sa famille à Monaco", précise jeudi le journal en ligne. M. Makhmoudov, qui dirige la "Société minière et métallurgique de l'Oural" (UGMK), est présenté par la justice espagnole, avec laquelle il a eu maille à partir, comme faisant partie de l'organisation criminelle russe Izmailovskaïa. Le 21 janvier, M. Crase, ex-employé de LREM et ex-gendarme réserviste en fonction à la présidence de la République, avait affirmé devant le Sénat avoir travaillé pour cet oligarque russe une fois parti de l'Elysée, et sans l'aide d'Alexandre Benalla, mis en examen comme lui pour des violences sur des manifestants le 1er mai 2018.

Mais selon Mediapart, les discussions autour du contrat ont commencé "dès l'hiver 2017" et "se sont accélérées en juin" 2018. "L'ex-collaborateur du chef de l'État a rencontré à plusieurs reprises le représentant de l'oligarque en France, l'homme d'affaires Jean-Louis Haguenauer", écrit le site.

"On peut imaginer des éventuelles surfacturactions de contrat qui peuvent cacher plus que des prestations de sécurité", a commenté auprès de l'AFP le journaliste Fabrice Arfi, co-responsable des enquêtes de Mediapart. "La dissimulation par Benalla de son implication laisse aussi planer le soupçon", a-t-il ajouté.

19h08: Mediapart affirme qu’Alexandre Benalla est personnellement impliqué dans ce contrat, y compris dans ses montages financiers. Mais l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron a nié sous serment devant la commission d’enquête sénatoriale, le 21 janvier, avoir "contribué" à la "négociation" ou à la "conclusion" de ce contrat russe.

18h55: Le parquet national financier ouvre une enquête sur le contrat de sécurité signé entre l'oligarque russe Iskander Makhmudov et la société de Vincent Crase.

Le parquet national financier (PNF) a ouvert une  enquête sur le contrat de sécurité signé entre la société de Vincent Crase et 
un oligarque russe, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP, confirmant une information de Mediapart. Cette enquête a été ouverte pour "corruption", affirme le site d'information, qui ajoute que ce contrat a été "négocié" par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, "du temps où il était à l'Elysée". 

18h23: La cheffe de la sécurité du Premier ministre, le GSPM, a démissionné, a-t-on appris jeudi 7 février. La responsable du groupe de sécurité du Premier Ministre avait été entendue mardi dans le cadre de l'enquête sur les conditions d'enregistrement d'une conversation controversée entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, diffusée par Mediapart.

La policière a été auditionnée par la brigade criminelle, avait précisé cette source, confirmant une information du "Parisien". Selon le quotidien, la commissaire de police a nié avoir effectué ces enregistrements. L'enquête sur ces enregistrements a été déclenchée après la transmission d'informations par Matignon au parquet de Paris.

C'est dans ce cadre que la justice a tenté lundi de perquisitionner les bureaux de Mediapart pour se les faire remettre, s'attirant les critiques des médias et de l'opposition qui ont dénoncé une atteinte au secret des sources des journalistes.

Après la diffusion de ces enregistrements le 31 janvier, les services du Premier ministre avaient été interrogés par des journalistes qui tentaient d'"établir un lien entre la chef du GSPM (Groupe de sécurité du Premier ministre), son conjoint, et la rupture du contrôle judiciaire de Alexandre Benalla et Vincent Crase", ont expliqué les services du Premier ministre.

L'ancien chargé de mission à l'Élysée et l'ex-employé de La République en marche n'avaient en effet plus le droit de se rencontrer après leur mise en examen le 22 juillet 2018 pour les violences du 1er mai.

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Vos réactions

Portrait de pascalfilemon
8/février/2019 - 14h02
makila a écrit :

Il y a des faits point ! et si des responsables politiques mettent en place des gens à qui le pouvoir monte à la tête ou font confiance à des gens qui nuisent aux institutions, il doivent en assumer les conséquences. Personne n'a obligé le chef du gouvernement à s'entourer de ces personnes, c'est son choix, dans la vie encore plus en politique, il faut s'avoir bien s'entourer. Et la pseudo thèse complotiste de Russie, ils ont pas besoin de ça, quand on voit les pieds nickelés élyséens qui, en voulant faire des "affaires", se grillent tous seuls. Les Russes ont pas besoin de forcer pour décrédibiliser le gouvernement français. Il y avait au moins un peu plus de jugeote dans le passé, ils trempaient dans des affaires mais plus intelligemment que ces bras cassés. Le renouveau de la politique à l'oeuvre. smiley

Ce ne sont pas des théories. Encore moins des pseudo-théories. Voyez comment Trump a été élu. Evidemment qu'il y a des couacs, dans un gouvernement c'est inévitable. Cela permet de manipuler les gens et d'attiser une forme de haine, de détruire la confiance. Vous en êtes l'illustre exemple. Vous rejetez toute la faute sur les politiques. C'est très facile !

Portrait de pascalfilemon
8/février/2019 - 12h13

On a parfois l'impression qu'un certain apparatchick (siégeant un plus à l'Est que Strasbourg) cherche à nuire à Macron et à son équipe. A l'image d'un marionnettiste : Sur une main, vous avez un Benalla ou un Crase (ou n'importe qui d'autre), et sur l'autre main certains médias qui semblent "faire leur travail de contre-pouvoir" mais dont l'objectif est de ruiner votre confiance dans les institutions. Chacun des acteurs sait ce qu'il a à faire mais ignore tout de l'objectif final.

Vous avez donc toute une mise en scène dont l'objectif est de faire élire un candidat ayant beaucoup plus de sympathie pour le Kremlin et moins pour l'Europe qu'un Macron, (par exemple un des derniers candidats au présidentiel qui a soutenu ouvertement un dictateur d'Amérique du sud).

La 1e erreur avec les théories du complot, c'est d'y croire. la 2e erreur, c'est de ne pas y croire.

Ca ne vous rappelle rien ? 

Portrait de Jse
8/février/2019 - 11h14

Heureusement qu'il y a Mediapart  pour nous tenir au courant !!!!! 

 

Portrait de Capri
8/février/2019 - 00h50

En pleine tourmente mediatique fin juillet, la Chef de la sécurité de Matignon (ou son conjoint) enregistre (sans doute à son domicile) une conversation sulfureuse entre les deux protagonistes principaux de l’« affaire Benalla » qui ont interdiction de se rencontrer, et cet enregistrement se retrouve chez Mediapart... Forcément, c’est que la policière ou son mari ont remis cet enregistrement au média connu pour dénoncer ce type d’affaire... Cette remise d’enregistrement ne peut pas avoir eu lieu sans l’approbation de quelqu’un à Matignon...

Portrait de Capri
7/février/2019 - 18h33

C’est vraiment dingue cette affaire ! Vous vous souvenez du sparadrap sur le nez des Dupont-Dupond ?