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Alexandre Benalla n'a pas prévenu l'Elysée avant de se rendre au Tchad début décembre mais il monte le ton: "Faut qu'on me lâche!. Je ne suis pas l'ennemi public numéro Un!"

12h30: Au site de l'Express, Alexandre Benalla fait savoir qu'il ne laissera pas faire: "Je ne cale pas mon agenda sur celui d'Emmanuel Macron (...) Je ne savais pas qu'il y allait, ce n'était pas inscrit à son agenda." Et de revenir sur les propos de "certaines personnes" de l'Elysée, qu'il estime "diffamatoires", "calomnieux" et "irresponsables": "Ils se prononcent sur la base de rumeurs. Est-ce qu'on gouverne avec des rumeurs ? Ils vont désormais faire un communiqué à chaque fois qu'il y a une rumeur me concernant ?".  "Faut qu'on me lâche!. Je ne suis pas l'ennemi public numéro Un.", a-t-il ajouté.

Et d'expliquer son voyage effectué au Tchad. "Je suis allé à N'Djamena avec une délégation de chefs d'entreprises étrangers, des grands patrons du Moyen-Orient. Ils sont susceptibles de créer 3000 emplois au Tchad, de construire des usines". "Il s'agit de sociétés privées pour lesquelles je suis consultant, j'ai signé des accords de confidentialité. Si je commence à dire avec qui j'ai des projets, je ne pourrai pas travailler longtemps." . "Ces gens-là, je les ai connus en 2012, bien avant de travailler à l'Elysée". "C'est avec mon culot que je me suis créé mes contacts; j'ai appris à passer par la fenêtre, voire par le vélux, quand on me fermait la porte au nez. On ne peut pas me reprocher d'avoir usé de facilités" prodiguées par sa présence à l'Elysée.  

Alexandre Benalla se dit, auprès de l'Express, persuadé qu'on "veut l'empêcher de faire des affaires", et de se reconvertir professionnellement. Et d'indiquer que lui et son avocate Jacqueline Laffont décideront aujourd'hui s'ils déposent plainte contre le communiqué de l'Elysée. "Je ne me laisserai pas abattre", prévient l'intéressé.

12h26: Gilbert Collard sur LCI: "Je voudrais bien comprendre les étranges relations qui unissent géographiquement les déplacements d'Emmanuel Macron aux déplacements de Mr Benalla"

11h47: Alexandre Benalla n'avait pas prévenu l'Elysée avant de se rendre au Tchad début décembre, mais l'a fait "la semaine dernière", affirme la présidence à l'AFP. L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron "n'a pas informé l'Élysée de ses déplacements avant de les effectuer, mais uniquement de manière récente la semaine dernière", affirme l'Elysée. Son déplacement au Tchad précédait de trois semaines une visite du chef de l'Etat dans ce même pays. Alexandre Benalla, lui, a affirmé qu'il avait "tenu informée la plus haute autorité française" de ce voyage.

09h41: Alexandre Benalla, ancien collaborateur du président Emmanuel Macron, a dénoncé des "propos diffamatoires" de "certaines personnes de l'Élysée" après les révélations de presse sur un récent voyage au Tchad, dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP. "Je ne peux pas accepter de tels propos prononcés par certaines personnes de l'entourage du président de la République", a déploré M. Benalla, qualifiant ces propos de "diffamatoires", "calomnieux" et "irresponsables".

"Je suis allé au Tchad, accompagnant une délégation économique étrangère dans le cadre d'investissements", a-t-il expliqué, assurant que "l'ensemble des frais concernant ce voyage a été pris en charge par le chef de cette délégation". Selon le journal Le Monde de lundi, qui cite des sources concordantes, M. Benalla s'est rendu début décembre au Tchad pour un court séjour à N'Djamena. Il était accompagné "d'une demi-douzaine de personnes, par avion privé, réglant les frais par carte bleue", selon l'une de ces sources. Le quotidien ajoute qu'Emmanuel Macron, qui s'est rendu à son tour au Tchad le 22 décembre, et le président tchadien Idriss Déby ont parlé ensemble de cette visite.

"Quelles que soient les démarches qu'entreprend M. Benalla, il n'est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. S'il se présentait comme tel, il est dans le faux", avait déclaré mardi l'Élysée à l'AFP. Convaincu que "le but ultime" de ces dernières informations "est de saccager (ses) vies familiale et professionnelle", "de (lui) nuire", Alexandra Benalla a prévenu qu'il "ne (se) tairait plus" et compte "charger (ses) avocats de saisir le procureur de la République" à la suite de ces dernières révélations.

Alexandre Benalla a été limogé de l'Élysée en juillet et mis en examen pour "violences volontaires" et mis en cause pour avoir outrepassé ses fonctions en participant à une interpellation musclée en marge des manifestations du 1er mai à Paris. Il estime que "le traitement médiatique" dont il est l'objet depuis est "injuste", selon son entourage.

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Vos réactions

Portrait de Jean Bonneau
26/décembre/2018 - 22h16
555 a écrit :

Le mec se balade dans le monde comme si de rien n'était. Même pas une assignation à résidence ou un contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire et ce malgré les faits reprochés -port d'arme sans permis, usurpation de la fonction de force de l'ordre, violences etc... -  et pendant ce temps on condamne des G.J pour participation à une manifestation non autorisée. Faudrait arrêter de nous prendre pour des buses en nous affirmant que le mec est un justiciable comme les autres sans appuis de la présidence. 

En quoi ça les empêche de travailler les GJ condamnés pour manifestation non autorisée? 

Portrait de Capri
26/décembre/2018 - 20h14
Citoyen86 a écrit :
ça m'étonnerait que l'Elysée ose encore utiliser Benalla. Par contre des hommes d'affaires pourraient utiliser sa «notoriété» pour faire de bonnes affaires en Afrique.

En effet. Et lui doit aussi se trouver un job donc il exploite ses connaissances et compétences...

Portrait de jarod.26
26/décembre/2018 - 13h56
ha benalla ça faisait longtemps
Portrait de oxdee
26/décembre/2018 - 13h18

C'est un curieux hasard smiley

Portrait de Bastien_Valkor
26/décembre/2018 - 12h41 - depuis l'application mobile

Bien sûr qu’il faut un bouc émissaire pour étouffer d’autres affaires !

Portrait de Bastien_Valkor
26/décembre/2018 - 12h41 - depuis l'application mobile

Bien sûr qu’il faut un bouc émissaire pour étouffer d’autres affaires !

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