09/08/2018 11:24

La cour d'appel de Paris confirme le rejet d'une deuxième demande de mise en liberté de l'intellectuel musulman Tariq Ramadan

La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi le rejet d'une deuxième demande de mise en liberté de l'intellectuel musulman Tariq Ramadan, en détention provisoire depuis six mois pour des accusations de viols qu'il conteste vigoureusement, a appris jeudi l'AFP de source judiciaire et auprès de son avocat.

Tariq Ramadan, 55 ans, est incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février pour le viol présumé de deux femmes, dont les accusations ont fait chuter cette figure populaire et controversée de l'islam en Europe.

Après le rejet en mai d'une première requête, sa défense avait déposé cette nouvelle demande le 19 juillet dans la foulée d'une confrontation avec sa première accusatrice, Henda Ayari, dont le témoignage sur le lieu et la date du viol présumé a été mis à mal par les investigations.

A l'appui de sa demande, la défense de Tariq Ramadan avait invoqué de nouveau son état de santé - il souffre d'une sclérose en plaques dont le traitement a été jugé compatible avec son incarcération à Fresnes (Val-de-Marne) - et pointé du doigt les "incohérences" et "invraisemblances" des plaignantes.

La défense proposait, outre la remise de son passeport suisse et une résidence sous contrôle judiciaire en région parisienne, de verser une caution de 300.000 euros.

Fin juillet, les trois juges d'instruction en charge de l'enquête puis le juge des libertés et de la détention ont rejeté cette demande, et la défense de Tariq Ramadan avait formé un recours, examiné mercredi par la chambre de l'instruction à huis clos et en l'absence de l'intellectuel.

Pour justifier leur décision, les juges ont notamment invoqué le report au 18 septembre d'une confrontation prévue initialement le 18 juillet entre Tariq Ramadan et sa deuxième accusatrice, surnommée "Christelle", en raison de l'état de santé de cette-dernière.

"Les juges ont refusé cette mise en liberté au motif de la défaillance opportune de la partie civile, qui agit délibérément pour maintenir artificiellement un motif de détention", a réagi auprès de l'AFP Me Emmanuel Marsigny, avocat de l'islamologue.

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Vos réactions

Portrait de Tsaphkiel
9/août/2018 - 14h36

Musulman c'est certain, Intellectuel faut pas deconner non plus smiley