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France Télévisions dément le retrait de son projet de future plateforme de vidéo sur abonnement

France Télévisions a assuré vendredi à l'AFP que sa future plateforme de vidéo sur abonnement (SVOD) était toujours en projet, démentant l'avoir abandonnée "sur décision de Matignon" comme l'écrit le Figaro, une affirmation également contredite par les services du Premier ministre. "France Télévisions dément les informations du Figaro. Comme annoncé il y a quelques jours, France Télévisions est en discussion avec plusieurs partenaires afin d'élargir son offre pour créer un +Hulu à la française+, sur un modèle freemium (une offre de base gratuite et une offre haut de gamme payante, ndlr). C'est à dire de créer une plateforme donnant accès aux oeuvres françaises partout et tout le temps", a indiqué le groupe dans une déclaration à l'AFP.
"Plusieurs diffuseurs français se sont déclarés intéressés publiquement et des discussions sont en cours avec des partenaires financiers. Le projet et son budget précis ont étés validés par le CA de France Télévisions. Un Comité stratégique du Conseil d'administration se tient ce vendredi 6 avril et fera le point sur l'avancée de ces travaux", conclut le groupe public. "Nous n'avons pas encore instruit ce point", a affirmé de son côté Matignon, sollicité par l'AFP à propos de l'information du quotidien.

Dans son édition du jour, Le Figaro affirme que "Matignon aurait mis son veto au projet étendard de Delphine Ernotte, la présidence du groupe public", au motif qu'il "n'est pas question de développer un service payant". Il y a quelques jours, France Télévisions avait annoncé avoir décidé de mettre "en pause" son projet de plateforme de vidéo sur abonnement (SVOD), dont le lancement était prévu au printemps, pour mieux étudier des possibilités d'alliances au niveau français et européen, suite notamment aux appels du pied de M6.
Delphine Ernotte avait relancé en novembre l'idée d'une plateforme commune aux chaînes publiques et privées, en proposant la tenue d'"États généraux" du secteur et la constitution d'une "équipe de France de l'audiovisuel", capable de "devenir un champion européen qui pèse sur la scène mondiale".

Elle avait appelé à "aller plus loin en travaillant de concert avec les télévisions privées, gratuites ou payantes, les opérateurs de télécommunications, les plates-formes existantes et les start-up". Le patron du groupe M6, Nicolas de Tavernost, s'y était dit favorable en février, en soutenant l'idée d'une plateforme en ligne qui regrouperait les contenus des chaînes françaises publiques et privées, et qui serait un moyen de résister face à la force de frappe des géants américains comme Netflix.

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