21/01/2017 13:00

Une étude relativise le rôle des fausses informations dans l'élection américaine en novembre dernier

Une étude publiée par deux économistes et universitaires américains tend à relativiser le rôle joué par les fausses informations, diffusées sur internet, dans l'issue du scrutin présidentiel de novembre aux Etats-Unis.

Les deux chercheurs s'appuient notamment sur la faible confiance qu'accordent, en moyenne, les internautes aux informations recueillies sur les réseaux sociaux, et sur la diffusion assez limitée de ces fausses informations.

Les fausses informations ou "fake news" en anglais sont des articles fabriqués de toutes pièces, souvent pour nuire à une personnalité mais surtout pour attirer l'attention et générer du trafic et des revenus publicitaires.

Hunt Allcott, de l'université de New York, et Matthew Gentzkow, de l'université de Stanford, ont adopté une approche très prudente quant à leurs hypothèses, dans cette étude publiée mercredi.

Ils commencent ainsi par souligner que si, selon une étude du Pew Research Center publiée en 2016, 62% des adultes américains indiquent s'informer via les réseaux sociaux, leur propre enquête, effectuée auprès de 1.208 adultes, montre que seuls 14% considèrent cette source comme la "plus importante".

Les deux auteurs citent également une autre étude de Pew (juillet 2016), qui indique que 34% seulement des adultes américains jugent crédible l'information consultée sur les réseaux sociaux, contre 76% dans les médias nationaux et 82% dans les médias locaux. Lors de leur propre enquête, les deux économistes ont soumis les personnes interrogées à des vraies informations, de fausses informations ayant effectivement circulé, mais aussi à de fausses informations fabriquées spécifiquement pour l'étude. Or, la proportion des sondés qui disent avoir vu ces fausses informations ayant circulé et de ceux qui affirment y avoir cru, est quasiment la même que pour celles inventées par les auteurs de l'étude.

Ce parallèle relativise nettement, selon eux, l'influence réelle des fausses informations. En outre, "même les fausses informations qui ont le plus circulé n'ont été vues que par une fraction des Américains", expliquent les auteurs de l'étude.

Au passage, les données confirment que les fausses informations favorables à Donald Trump ont été beaucoup plus nombreuses sur internet (115 contre 41) que celles favorables à sa rivale à la présidentielle, Hillary Clinton.

Elles ont aussi été beaucoup plus partagées sur les réseaux sociaux, 30,3 millions de fois contre 7,6 millions pour les faux articles avantageant Hillary Clinton.

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Vos réactions

Portrait de Caramella
22/janvier/2017 - 10h51
Et chez nous c'est pareil
Portrait de Fakrys
21/janvier/2017 - 13h19

le soucis est que c'est qu'une part du problème!

si il y avait que ça... on oublie surtout que la plupart des jeunes et une part croissante de gens ne s'informent que par internet maintenant!

on a privé des millions de personnes de vote en durcissant les règles et que dans des états républicains contre des électeurs démocrates... c'est très choquant! et cela visait des électorats précis, pauvres et déterminés ethniquement, qui n'avaient aucune chance de voter en faveur du candidat républicain.

quand on voit que le vote populaire s'est porté en majorité sur la démocrate qui n'a pourtant pas été élue, il y a de quoi se poser des questions!

sur tous ces cas pris à part et minimisés mais qui au total changent tout!

car l'élection s'est jouée à peu dans pas mal d'état donc comme le vainqueur emporte tous les votes des grands électeurs, ça amplifie ces petites choses sans importance soi disant pour le résultat du vote!!!

c'est de très mauvaise foi, partial car partiel.