
Vincent Bolloré, patron de Vivendi et de Canal+, s'est engagé à "créer un comité d'éthique auprès de Canal+" chargé de "garantir, sous le contrôle du CSA, l'indépendance éditoriale comme celle de l'information" au sein de la chaîne, a annoncé jeudi le gendarme de l'audiovisuel.
Le CSA, qui a auditionné Vincent Bolloré pendant près de deux heures, a aussi jugé nécessaire de "mettre en place un groupe de travail qui sera chargé d'examiner l'ensemble des conséquences" des changements menés au sein du groupe par le nouveau patron de Vivendi, maison mère de Canal+, précise le Conseil supérieur de l'audiovisuel dans un communiqué.
Selon BFM Business, l'industriel breton s'est vivement défendu de toutes les attaques et accusations de censure sur des documentaires ou les Guignols, qui, selon lui, relève plus de contrevérités et de procès d'intention.
Il a même désigné les coupables: le magazine Society et le producteur répudié Renaud Le Van Kim.
Il a assuré le CSA que son impartialité politique était totale, rappelant même avoir vu, lors de son entrée dans Vivendi, François Hollande et Manuel Valls, qui l'auraient encouragé.
Il a notamment promis qu'iTélé restera impartiale.
Vincent Bolloré a assuré avoir seulement placé une petite dizaine d'hommes à lui chez Canal Plus, ce qu'il estime habituel et normal.
Le Conseil a aussi rappelé que son autorisation était nécessaire pour plusieurs des modifications annoncées par le groupe, dont le changement de nom d'iTélé (qui deviendra CNews) et de D8 et D17 (futurs C8 et C17).
Le CSA doit aussi, par exemple, autoriser toute modification entre place du clair et place du payant, qui figurent dans la convention de Canal+.
Ces leviers permettent au Conseil d'imposer à Vincent Bolloré des garanties sur l'indépendance éditoriale.
De son côté, l'homme d'affaires s'est notamment expliqué sur l'éviction de dirigeants de Canal+, à qui il reprochait de n'avoir pas su anticiper la concurrence, selon une autre source proche du dossier.
Cette audition était une première pour l'homme d'affaires, sorti en souriant, se contentant de dire qu'il "croit beaucoup à la régulation française" et a "toujours respecté" la réglementation.
Vos réactions
Vas y Vincent montre leur que c'est toi le patron
Il est clair que Renaud Le Van Kim doit l'avoir mauvaise, après s'être fait éjecter de son gagne-pain......C'est vrai que la facturation du Grand Journal devait un peu piqué et que n'importe quel chef d'entreprise aurait voulu revoir les tarifs à la baisse....Surtout vu les résultats enregistrés l'an dernier.......Ceci étant dit, pour l'heure les résultats de la politique "Bolorienne" ont permit seulement de sinistrer totalement les cases en clair de "Canal". Ce ne sont pas des promesses devant le CSA qui vont faire peur à l'ami Vincent : "Les promesses n'engagent que ce qui y croit"....!!
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