03/06/2015 10:37

Fleur Pellerin veut un "fonds d'aide à la création des médias" et moins d'aides pour la "presse de loisirs"

La ministre de la Culture Fleur Pellerin veut supprimer les aides postales à la "presse de loisirs et de divertissement" au profit de l'innovation, avec le lancement notamment d'un "fonds d'aide à la création de médias", a-t-elle annoncé mardi.
"L'argent public n'a pas vocation à aider la presse de loisirs et de divertissement", comme la presse télé et people ou les féminins, a-t-elle déclaré. "Il m'a semblé juste et pertinent que les sommes allouées à ces aides postales pour la presse de loisirs soient réorientées vers l'aide à l'émergence et l'innovation", a-t-elle précisé lors de la remise d'un rapport sur la presse et le numérique.
A l'inverse, la presse dite de la "connaissance et du savoir" (presse éducative enfant, presse technique, professionnelle, scientifique,...) conservera le bénéfice de l'aide postale.
Cette "réorientation" des aides doit permettre "l'ouverture de l'accès au fonds stratégique (pour le développement de la presse, NDRL) à des acteurs plus nombreux" ainsi que la mise en place d'un "fonds d'aide à la création de médias", a expliqué Fleur Pellerin. 
Ce fonds accompagnera les nouveaux médias au cours de leurs trois premières années d'existence, a-t-elle détaillé, soulignant la "fragilité" et la "précarité économique" de l'"écosystème" de la presse.
Dans un rapport remis mardi à Fleur Pellerin, le sociologue des médias Jean-Marie Charon plaide pour que l'État aide davantage l'innovation, financièrement et juridiquement, afin de soutenir une presse dont le modèle économique a été "cassé" par le numérique.
Citant par ailleurs les exemples de Charlie Hebdo et du Monde diplomatique, Fleur Pellerin a annoncé vouloir étendre les aides directes aux hebdomadaires, mensuels et trimestriels d'information politique et générale qui n'en bénéficiaient pas jusqu'ici. 
Une promesse qui "sera effective dès cette année" et devrait concerner jusqu'à une cinquantaine de titres, pour un montant de 5 millions d'euros environ.
Au total, les aides publiques à la presse représentent annuellement "plus de 820 millions d'euros, dont 130 millions d'aide directe et 130 millions d'aide postale", a rappelé Fleur Pellerin.

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Vos réactions

Portrait de phix
4/juin/2015 - 08h21

Encore un exemple de gaspillage de l'argent public. Des économies sont nécessaires partout et les gouvernements distribuent de l'argent public à des sociétés privées qui sont vouées à disparaitre tôt ou tard, pour faire leur propagande politique. (tiens, Charlie hebdo ce n'est pas du divertissement...). Bref, Il vaudrait mieux se préoccuper et sauver les entreprises viables, qui, pour des problèmes de trésorerie conjoncturelles, pressées par les banques, ferment les portes, et multiplient les chômeurs. C'est vrai que les entreprises qui ferment, ce n'est pas leur priorité, il suffit de constater le surnombre de liquidation en France comparé aux autres pays. En résumé, rein ne change: Gaspillages, incompétence et propagande.

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