20/01/2015 16:30

Attentats à Paris: Placement en détention des 4 suspects requis - Une information judiciaire ouverte notamment pour "assassinats"

Le parquet de Paris a ouvert mardi une information judiciaire, notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste», sur la série d’attaques du 7 au 9 janvier en région parisienne, a-t-il annoncé dans un communiqué.

Cette enquête porte non seulement sur l’attaque de Charlie Hebdo par les frères Saïd et Chérif Kouachi et sur les faits survenus dans l’imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) où ils ont péri, mais également sur la prise d’otages dans le supermarché casher de l’Est de Paris à l’issue de laquelle Amédy Coulibaly a été tué.

Les juges d’instruction antiterroristes sont également saisis de la fusillade de Montrouge (Hauts-de-Seine), au cours de laquelle une policière municipale a été tuée par Amédy Coulibaly, et sur les tirs essuyés par un joggeur le 7 janvier à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Dans cette enquête, quatre hommes âgés de 22 à 28 ans, qui avaient été placés en garde à vue vendredi, devaient être présentés mardi après-midi aux juges antiterroristes.

Le parquet de Paris a requis la mise en examen des quatre pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes», selon le communiqué. Concernant l’un d’eux, le ministère public demande également une mise en examen pour des infractions à la législation sur les armes. Il demande par ailleurs le placement en détention provisoire des quatre, lequel sera décidé par un magistrat spécialisé, s’ils sont auparavant mis en examen par les juges d’instruction. Au vu de ces réquisitions, ces quatre suspects ne sont pas soupçonnés d’avoir été complices des assassinats commis par les frères Kouachi et par Amédy Coulibaly.

L’information judiciaire a été ouverte pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste», mais également pour «assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste», une qualification qui renvoie au meurtre de trois policiers, ou encore pour «assassinats à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion déterminée, en relation avec une entreprise terroriste», en référence aux victimes juives du supermarché casher.

Les investigations visent également des faits de séquestrations, de financement du terrorisme ou encore d’infractions à la législation sur les armes.

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