22/05/2014 16:41

Européennes: Vincent Peillon veut croire au "sursaut" à gauche

Vincent Peillon, tête de liste PS pour les européennes dans le Sud-Est, veut croire au «sursaut» de l’électorat de gauche dimanche, malgré une campagne «très courte» pour combattre l'«indifférence».

«J’appelle à un sursaut. Il faut sortir de l’indifférence, de la facilité. Il faut mesurer la gravité de ce moment», explique l’ancien ministre à l’AFP.

Pour lui, il en va de la responsabilité de chacun. «Si le Front national est en tête dimanche, c’est que les socialistes, la gauche, les républicains au sens large ne se sont pas suffisamment mobilisés. Personne ne peut s’exempter de sa responsabilité (...) Chacun est comptable de ce que nous faisons de notre démocratie».

A l’approche du scrutin, l’ancien ministre de l’Education multiplie les déplacements dans son immense circonscription (Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse).

Mercredi, il était dans l’Ain, à Bourg-en-Bresse notamment devant quelque 200 personnes, des militants socialistes pour la plupart, réunis dans la salle des fêtes locale, pour marteler le même message: mobilisation générale, la droite est au pouvoir en Europe depuis des années. Pour lui, l’enjeu dimanche, c’est le choix entre la «continuité» si la droite, avec son champion Jean-Claude Juncker, remporte le scrutin en Europe ou alors une «majorité alternative et donc un changement en Europe» avec Martin Schulz, le candidat du Parti Socialiste européen (PSE) à la présidence de la Commission européenne.

Mais beaucoup paraissent désabusés, encore sonnés par les municipales de mars. «On était investis sur les municipales et l’Europe, on l’a laissée de côté. Après les municipales, déception. On n’est pas repartis tout de suite», reconnaît Eric Vernet, militant PS.

«Je pense que malheureusement, cela va être dans la poursuite des résultats des municipales. Cela fait un peu peur et signifie un repli sur soi», confie une autre militante, Claudie Mercier, même si elle avoue que l’Europe lui reste un peu abstraite. «Ca paraît loin. Il faut se forcer pour être impliqués».

Tous s’exaspèrent de la place faite au FN dans cette campagne. Comme pour les sondages nationaux, la liste du PS figurait encore fin avril dans le Sud-Est en troisième position, loin derrière l’UMP et le FN, mené dans cette circonscription par Jean-Marie Le Pen, selon un sondage Ifop.

Le vote FN, «inutile et perdu» -

«Il y en a ras-le-bol» de parler du FN et de Jean-Marie Le Pen, tête de liste dans le Sud-Est, qui se représente «à 85 balais», tempête le maire socialiste de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat.

Les médias «reprennent un peu trop les propos du FN et lui font la part trop belle», rouspète Jean-Michel Levraux, qui regrette une campagne européenne «terne», «très franco-française» pour Clément Courtebras.

«L’Europe, les gens ne peuvent pas s’y intéresser. On ne leur en parle pas», se désole Vincent Peillon. Ils «commencent à parler de l’Europe depuis quelques jours seulement. C’est une campagne très courte».

«C’est une phase électorale difficile et douloureuse. On aimerait être mieux reconnus dans ce qu’on fait», soupire Sylvie Guillaume, députée européenne sortante et numéro deux de la liste PS dans le Sud-Est. Elle constate que beaucoup de citoyens l’interpellent en regrettant l’absence d’explications sur l’Europe, en dehors des périodes électorales.

«Il est indispensable qu’il y ait une pédagogie européenne continue», avec la participation des députés européens et nationaux, ainsi que des commissaires européens, abonde Pierre Moscovici, venu apporter son soutien à Vincent Peillon.

«L’UMP n’assume pas du tout son bilan et son appartenance au Parti Populaire Européen (PPE, conservateur), qui dirige l’Europe depuis dix ans», relève l’ancien ministre de l’Education.

L’UMP, tout comme le FN, veulent faire du scrutin de dimanche un vote anti-Hollande. «C’est un détournement démocratique de l’élection. Il s’agit de décider de l’Europe», s’insurge Vincent Peillon.

Selon lui, le FN a le regard fixé «sur les régionales» de 2015 et «n’a rien à faire des européennes».

«Si on ne parle que du FN, conclut Vincent Peillon, on l’installe au coeur du débat démocratique et c’est d’autant plus paradoxal qu’en réalité, ce n’est pas lui qui va avoir le destin de l’Europe en mains. Le vote FN est inutile et perdu».

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Vos réactions

Portrait de DarkAngel
1/juin/2014 - 04h39
jarod26 a écrit :

bah il a rêvé smiley

smiley

Portrait de DarkAngel
1/juin/2014 - 04h39
Caramella a écrit :

Il n'a pas bu que de l'eau

On devine assez bien smiley

Portrait de DarkAngel
1/juin/2014 - 00h23

Chaque jour une co.. de sa part

Portrait de phix
23/mai/2014 - 10h33

Avec sa loi pour changer les rythmes scolaires qui va couter une fortune aux collectivités, on ne sait toujours pas pourquoi sinon enbêter tout le monde, avec le bilan catastrophique du gouvernement qui l'a viré, il peut toujours espérer que les Français socialistes ont la mémoire très, très courte. On peut faire une erreur une fois, quand on fait la même erreur deux fois ce n'est plus pardonnable.

Portrait de moise63
22/mai/2014 - 20h43

Peillon, un des pires ministres de l'éducation nationale,  a quitté le navire comme un rat. Un type qui a eu l'agrégation par copinage sans passer le concours ne mérite que mépris.

Portrait de grolande
22/mai/2014 - 20h00 - depuis l'application mobile

l'ancien ministre de l'éducation une vrais Burne . la il cherche quoi ? une place au soleil.

Portrait de coiffeur
22/mai/2014 - 17h32

sursaut ?  c'est sur il est sot

encore une preuve qu'ils ne se rendre compte de rien...ces guignoles n'auront jamais ma voie et ne l'on jamais eux d'ailleurs je me fait pourtant à devoir d'aller metre mon bltin dans l'urne lors de chaque éléction 

Portrait de stephaned06

Avec la pagaille qu'il a mis a l'éducation nationale on a pas envie de l'écouter ni de voter pour sa liste.