12/04/2014 07:32

Des salariés de Libération ont contacté La Tribune pour une reprise en cas de dépôt de bilan

Jean-Christophe Tortora, patron de La Tribune, a indiqué qu'il avait été contacté par des salariés de Libération et qu'il serait candidat à reprendre le titre si celui-ci était en dépôt de bilan.

"J'ai été sollicité par des salariés, mais je n'ai jamais été en contact avec Bruno Ledoux et il n'y a aucune possibilité d'entente sur un projet commun", a-t-il précisé, ajoutant: "Je préfère être en contact avec des salariés qu'avec Bruno Ledoux" qui veut "imposer son projet, ce qui ne marche pas dans une entreprise de presse".

"Je ne souhaite pas un dépôt de bilan pour Libération, c'est une épreuve douloureuse. Mais si Libération avait besoin de nouveaux partenaires, moi-même et mes partenaires serions candidats à une reprise, dans le cadre d'un projet co-construit avec les salariés et les journalistes de Libération. Je ne crois pas à un projet dans un média sans adhésion réelle de la rédaction", a-t-il dit.

"Dans un tel projet, je maintiendrai le papier, même si dans quelques années à l'évidence il y aura une évolution majeure sur le numérique. Mais aujourd'hui il serait totalement prématuré d'abandonner le papier pour Libération", a-t-il poursuivi.

M. Tortora avait repris La Tribune en février 2012 et a depuis abandonné le quotidien papier. Les journalistes de Libération s'opposent depuis des semaines aux projets de Bruno Ledoux, qui veut transformer profondément le journal, autour d'un projet de diversification comprenant un espace culturel et un réseau social.

Le 22 avril, le tribunal de commerce de Paris doit tenir une audience sur l'avenir de Libération, au bord de la faillite. M. Ledoux s'est engagé à apporter 4 millions d'euros, qui sont déjà parvenus au conciliateur, M° Christophe Thévenot, puis 14 millions supplémentaires, ce qui renflouera le journal et donnera à M. Ledoux la majorité du capital.

Celui-ci est en train de choisir un nouveau directeur de la rédaction, attendu pour début mai, selon une source syndicale.

Le tribunal devrait ensuite se prononcer avant le 30 avril sur le sort du titre, soit en constatant le renflouement, soit en déposant le bilan.

Espérant encore une alternative, depuis plusieurs semaines des journalistes de Libération ont contacté plusieurs groupes de presse, dont La Tribune ou encore le trio Niel-Pigasse-Bergé, propriétaires du Monde et du Nouvel Observateur, qui eux aussi seraient intéressés par une reprise de Libération après dépôt de bilan.

Libération a vu ses ventes encore s'effriter en février, avec 89.223 exemplaires (diffusion France payée) contre 104.614 en février 2013. Les ventes en kiosques ont reculé à 29.409 exemplaires, contre 37.972 en février 2013, selon l'OJD. Depuis 2009, les ventes en kiosque ont été divisées par deux.

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Vos réactions

Portrait de Razyiel
12/avril/2014 - 21h32 - depuis l'application mobile
Drahcir232 a écrit :

Support de propagande du parti socialiste ce journal n'a aucun intérêt.
Dans une entreprise digne de ce nom quand les clients n'achète plus on modifie la stratégie ou les produits, voir les deux.
Tout du moins on s'adapte, dans le cas de Libération les journalistes qui se prennent pour des "je sais tout" souhaitent que rien ne change.
Ces gens ne vivent pas avec leur époque il sont encore à l'époque de Jaurès.

C'est vrai que les supports de propagande de la droite sont mieux !

Portrait de lasv75
12/avril/2014 - 13h39

La honte de la France c'est eux , bien fait à la poubelle !!!!!!!!!!!!!

Portrait de Merlette80
12/avril/2014 - 08h40

Si le sujet n'était pas si grave, j'ai bien aimé la parodie des journalistes "Bobo" de libé dans le P'tit Journal de Canal Plus d'hier ... smiley