20/02/2014 10:31

Justice: Le rappeur Orelsan se défend de toute incitation à la violence envers les femmes

Le rappeur Orelsan, poursuivi pour injures et provocation à la violence envers les femmes, a expliqué mercredi devant la cour d'appel de Paris qu'il n'y avait dans ses chansons "aucune incitation à quoi que ce soit".

Condamné en première instance à une amende de 1.000 euros avec sursis le 31 mai 2013, le rappeur avait fait appel. Aurélien Cotentin, de son vrai nom, est poursuivi par cinq associations féministes pour huit des chansons qu'il a interprétées lors d'un concert au Bataclan à Paris en mai 2009.

En première instance, le tribunal avait considéré la phrase "les féministes me persécutent (...), comme si c'était d'ma faute si les meufs c'est des putes", comme une injure sexiste.

Pour "renseigne-toi sur les pansements et les poussettes, j'peux t'faire un enfant et t'casser le nez sur un coup de tête", ainsi que "ferme ta gueule ou tu vas te faire marie-trintigner (...)", Orelsan avait été reconnu coupable de "provocation à la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur sexe".

Ces textes représentent "2% du concert", "c'est une œuvre fictive", qui raconte "une histoire précise dans un contexte précis", a assuré Orelsan.

L'artiste de 31 ans a déploré que les phrases qui lui sont reprochées aient été "coupées", "raccourcies", sorties de leur contexte. Ce n'est pas lui qui s'exprime, mais les personnages de ses chansons, a-t-il assuré.

"Il n'y a aucune histoire", mais "des invectives", a estimé l'avocat des associations, Me Alain Weber. En tout cas, "aucune distanciation quelconque", a-t-il plaidé, rappelant qu'en France, "une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon".

Pour l'avocate générale, soulignant que des "propos violents" sont "régulièrement répétés", il y a matière à condamner. Elle a demandé une "peine de principe".

Toutefois, a-t-elle souligné, "Orelsan n'est pas Dieudonné" et "en dehors de ses chansons" il ne se livre à aucune provocation à la violence sexiste.

"Le délit d'atteinte aux bonnes mœurs n'existe plus", a plaidé l'avocat d'Orelsan, Me Simon Tahar. "Un artiste a le droit de chercher à plaire, mais aussi à déplaire", a-t-il ajouté, expliquant que les textes du rappeur racontent "un monde de la jeunesse perdue", "sans avenir".

Surtout, a-t-il fait valoir, il faudrait pour condamner son client prouver que le public qui assistait à ce concert ce jour-là n'a fait preuve d'aucune "distanciation", ce qui n'est pas le cas dans ce dossier.

La cour a mis sa décision en délibéré au 14 mai.

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Vos réactions

Portrait de Ridley
1/mars/2014 - 00h21
Caramella a écrit :

Inconnu au bataillon

Je te rassure moi aussi
Portrait de Ridley
1/mars/2014 - 00h21
Caramella a écrit :
Et moi donc
smiley
Portrait de Ridley
1/mars/2014 - 00h20

Un rappeur à 2 balles

Portrait de QUEDIREDEPLUS
20/février/2014 - 16h57

Il a le soutient de bertrand cantat !

C'est pas peu dire...

Portrait de petit lascar
20/février/2014 - 10h53

on verra si mr valls fera interdire ses spectacles,  si les ligues des femmes denonceront celui-ci et surtout si la police fera une perquisition chez lui.On attend la suite pour voir si une femme a autant de valeru que d'autre aux yeux de nos politiques.

Portrait de LaFayette
20/février/2014 - 10h51

Elles se trompent de cible. Ce n'est pas comme ça qu'elles feront avancer leur cause.