27/06/2013 10:05

Bernard Tapie réaffirme dans un livre que Nicolas Sarkozy n'a pas provoqué l'arbitrage

Bernard Tapie réaffirme, dans un ouvrage à paraître jeudi chez Plon, que Nicolas Sarkozy n'a pas provoqué le recours à l'arbitrage pour solder son contentieux avec le Consortium de réalisation (CDR, créé pour solder l'héritage du Crédit Lyonnais), en 2008.

"L'ancien président n'a pas cherché à m'aider. Il n'a pas provoqué l'arbitrage", dit l'homme d'affaires dans ce nouveau livre qui tourne, en bonne partie, autour de sa bataille avec l'ancienne banque publique, longue de près de vingt ans.

"Il n'a pas donné d'instructions en ma faveur à quiconque. Mais il ne s'est pas opposé à la procédure permettant de sortir d'un litige qui datait de… 1995. C'est tout", précise-t-il au sujet de l'arbitrage, qui lui a attribué 403 millions d'euros.

Il reconnaît s'être entretenu avec Nicolas Sarkozy "de nombreuses fois, à peu près tous les deux mois, avant, pendant et après qu'il soit président de la République". "Sans être intimes ou proches, nous avons échangé", consent-il seulement.

Quant à l'arbitrage, l'ancien ministre livre un nouveau détail de la répartition de la somme qui lui a été attribuée.Il affirme avoir reçu, au final, les 45 millions d'euros liés à l'indemnisation du préjudice moral et 47 millions via sa société Groupe Bernard Tapie, soit environ 92 millions d'euros au total.

"Non, je n'ai pas volé l'argent qui m'a finalement été attribué. (...) Non, je n'ai pas coûté un sou au contribuable à qui j'ai au contraire rapporté beaucoup", déclare le copropriétaire de Groupe Hersant Media (GHM), qui a passé mercredi sa troisième nuit d'affilée en garde à vue.

Il estime ainsi que la somme que lui a attribué le tribunal arbitral est sensiblement inférieure au préjudice subi à l'occasion de la vente de l'équipementier sportif Adidas, en 1993, au bénéfice du Crédit Lyonnais, alors banque publique.

Par ailleurs, l'homme d'affaires rappelle également que le Lyonnais et ses filiales ont perçu d'importantes charges financières versées par les sociétés de Bernard Tapie avant leur placement en redressement judiciaire.

Les circonstances de l'arbitrage font l'objet d'une information judiciaire, qui a mené, ces dernières semaines, à la mise en examen de trois personnes: l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard, l'ancien président du CDR, Jean-François Rocchi et l'un des trois juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup.

Au sujet de ce dernier, Bernard Tapie affirme qu'"il était particulièrement qualifié, malgré les insinuations des sites de désinformation Médiapart et Bakchich, pour siéger au tribunal arbitral".

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Alain59
28/juin/2013 - 09h56 - depuis l'application mobile

Va mon nanar défend toi, 48 heures de garde à vu lâche pas le morceau !!!!!!

Portrait de Resek
28/juin/2013 - 03h18 - depuis l'application mobile
Geriennoù a écrit :

Si il en a bien un qui a mangé à tous les râteliers, c'est bien B Tapie, celui-ci est doublement méprisable par le fait également qu'il n'hésite pas à empocher l'argent du contribuable !

Et que pensez vous des milliards que vous avez rembourser pour éponger le trou du CL dont les archives ont Blue accidentellement
Et dont aucun dirigeant de l époque n a été convoqué par la justice?
Juste des questions qui ne sont pas soulevées.
Sans doute qu elles ne sont pas politiquement correctes!

Portrait de Pinocchio9
27/juin/2013 - 12h02
Brimstone a écrit :

Etonnant car Nicolas Sarkozy a suivi le dossier comme Ministre des Finances et était alors favorable à la médiation qui était demandée par la cour d'appel. Laquelle médiation était refusée par Jean-Pierre Raffarin comme le dit l'intéressé.

Nicolas Sarkozy semble bien être celui qui, très justement d'ailleurs, a voulu mettre fin à un feuilleton juridique durant depuis plus de 10 ans au moment de son accession au pouvoir. En privilégiant l'arbitrage.

Lequel arbitrage était une meilleure solution qu'un nouveau jugement de cour d'appel, susceptible de nouveau pourvoi en cassation. Et risquant bien de conduire à une condamnation de la France devant une juridiction européenne en raison de la longueur de la procédure.

 

Pour une fois que l'état a pris une bonne décision dans une affaire à rallonge, tout le monde ouvre le parapluie.

Etonnant ?

Si Tapie le dit, c'est vrai !Il est connu que Tapie ne ment jamais !

Portrait de lefilou02
27/juin/2013 - 11h10 - depuis l'application mobile

pas un pour racheter l autre ! ils se fichent de nous et avec le sourir en plus !

Portrait de bliner031
27/juin/2013 - 10h47

Mais on le croit...

Il est sage et sain comme un ange!

Impossible de nettoyer le "tapis", trop de tâches, de poussières et de saletés incrustées!!!