26/10/2012 09:33

Affaire Bettencourt : Stéphane Courbit aurait rencontré Nicolas Sarkozy avant et après sa garde à vue

L'homme d'affaires Stéphane Courbit a rencontré à trois reprises l'ancien président Nicolas Sarkozy en juin, mois durant lequel il a subi une garde à vue de deux jours dans le cadre de l'affaire Bettencourt, indique jeudi Libération.

Les deux hommes, qui sont amis par ailleurs, se sont rencontrés les 4, 21 et 29 juin, assure le quotidien, rencontres qu'auraient révélées les agendas de l'ancien président de la République saisis lors d'une perquisition ordonnée par le juge d'instruction bordelais Jean-Michel Gentil à ses domiciles personnel et professionnel le 3 juillet.

Or M. Courbit a été placé en garde à vue les 11 et 12 juin, avant de ressortir libre de la brigade financière. Les juges l'avaient fait entendre sur l'investissement de 143 millions d'euros réalisé l'an dernier par Liliane Bettencourt dans sa société diversifiée, LOV Group (jeux, production audiovisuelle, énergie...) par l'intermédiaire de l'avocat Pascal Wilhelm, alors même que l'héritière de l'Oréal n'avait plus toutes ses facultés intellectuelles.

Me Wilhelm, gestionnaire de fortune de la milliardaire de fin 2010 à mi-2011, a quant à lui été mis en examen pour abus de faiblesse envers Mme Bettencourt le 13 juin, mais pour d'autres faits que cet investissement.

L'intérêt du juge Gentil et de ses deux collègues pour ces rencontres viserait moins M. Courbit que M. Sarkozy, car ces rendez-vous confirmeraient que l'ancien chef d'Etat se tenait particulièrement au courant de l'affaire Bettencourt, dont un des aspects vise le possible financement illicite de sa campagne électorale de 2007.

L'agenda de l'ex-président a déjà révélé neuf rencontres entre lui et l'ex-procureur de Nanterre Philippe Courroye -- initialement chargé de l'affaire -- entre 2008 et 2011, si l'on admet que M. Courroye est bien le "Ph C" mentionné à plusieurs reprises dans les agendas saisis.

L'investissement de Mme Bettencourt dans LOV Group n'a cependant aucun rapport, à première vue, avec un quelconque financement politique illicite.

L'entourage de M. Courbit a jugé que l'article de Libération faisait "des amalgames douteux". Sans confirmer les dates avancées par le quotidien, cet entourage a relativisé l'intérêt judiciaire de telles rencontres, soulignant que MM. Courbit et Sarkozy sont amis "depuis très longtemps", et même, "qu'ils n'ont jamais cessé de se voir".

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Vos réactions

Portrait de Ridley
27/octobre/2012 - 00h18
che guevara a écrit :

change pas d ' main :D . :arrow:

Rhoo smiley 

Portrait de Ridley
27/octobre/2012 - 00h02

Comme par hasard ..

Portrait de Declik72
26/octobre/2012 - 13h16 - depuis l'application mobile

Ça viens,ça viens doucement mais ça viens.

Portrait de fleur27
26/octobre/2012 - 11h12

est-ce par hasard..................