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Malgré l'interdiction du démarchage téléphonique non consenti depuis le 11 août, 43.000 signalements ont été déposés de début août à fin septembre sur les plateformes gouvernementales

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Depuis le 11 août, les professionnels doivent pouvoir justifier d’un accord explicite, obtenu avant l’appel et conservé de manière traçable, pour contacter un consommateur à des fins commerciales, quel que soit le domaine concerné.

Les signalements ont été recueillis par SignalConso et Bloctel, l’ancienne liste d’opposition au démarchage, désactivée lors de l’entrée en application de la nouvelle législation, dix ans après sa création.

Avant cette échéance, plus de 150 000 signalements avaient déjà été déposés au cours des premiers mois de 2026, a précisé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), confirmant des informations de Ouest-France.

L’administration appelle toutefois à la prudence dans l’interprétation de ces données : «Il est à ce stade trop tôt pour tirer des conclusions de ces chiffres sur le nombre d'appels reçus par les consommateurs car le suivi du nombre de signalements reçus sur Bloctel et SignalConso ces dernières années ne permet pas de constater une augmentation marquée du nombre de signalements».

En 2025, la DGCCRF avait recensé 287 000 signalements, contre 266 000 en 2024, et notifié plus de 11 millions d’euros d’amendes à des établissements ayant enfreint les règles du démarchage téléphonique.

Avec cette interdiction, le gouvernement entendait renforcer la lutte contre les fraudes auxquelles ces sollicitations peuvent conduire. Leur rejet reste massif : dans une enquête publiée en février par Que Choisir Ensemble, anciennement UFC-Que Choisir, 97 % des Français interrogés se déclaraient «agacés» par ces appels.

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