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Colère lycéenne: Après avoir demandé l’intervention de la police pour débloquer l'université, le président de Sorbonne Nouvelle annonce sa démission et présente ses excuses

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Le président de l'université Sorbonne Nouvelle, Daniel Mouchard-Zay, a annoncé hier sa démission, deux semaines après une intervention policière particulièrement controversée sur le campus Nation, dans le XIIe arrondissement de Paris.

Dans un courriel adressé aux étudiants et aux personnels, il a précisé que l'ensemble de son équipe quitterait ses fonctions le 11 décembre prochain, après la présentation du budget de l'établissement.

Cette décision intervient après les événements du 5 octobre, lorsque des forces de l'ordre avaient été appelées pour évacuer des lycéens et des étudiants réunis en assemblée générale dans le cadre du mouvement de contestation national.

Les participants avaient voté l'occupation des locaux universitaires, une initiative à laquelle la direction s'était opposée en invoquant notamment des risques pour la sécurité.

L'intervention policière avait provoqué une vive indignation parmi les étudiants et les enseignants, plusieurs témoins dénonçant des violences, des bousculades et des scènes de panique.

« L'intervention des forces de l'ordre pour évacuer le campus Nation lundi 5 octobre a profondément ébranlé notre communauté », reconnaît désormais Daniel Mouchard-Zay.

« J'entends l'expression des émotions, de la peur et de la colère des nombreux personnels et étudiants témoignant avoir subi les effets de cette journée », poursuit-il dans son message.

Le président démissionnaire présente également ses excuses : « J'en suis sincèrement désolé », tout en reconnaissant une profonde dégradation de la confiance au sein de l'établissement

. Il estime que cette situation appelle « un acte politique », justifiant ainsi son départ anticipé, alors que son mandat devait normalement s'achever en avril 2027.

Dès le 6 octobre, plus de 240 membres du personnel s'étaient réunis en assemblée générale pour dénoncer l'intervention des forces de l'ordre et ses conséquences.

Les représentants syndicaux avaient notamment condamné une atteinte à la « franchise universitaire », principe historique protégeant l'autonomie des établissements d'enseignement supérieur.

Daniel Mouchard-Zay avait initialement défendu sa décision, affirmant avoir voulu prévenir des « risques majeurs de sécurité » après le vote en faveur de l'occupation du campus.

La crise avait entraîné la fermeture administrative du site Nation pendant plusieurs jours, perturbant les enseignements et accentuant les tensions entre la présidence et la communauté universitaire. 

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Vos réactions

Portrait de jaxoga
20/octobre/2026 - 11h39

donc, il fait respecter la loi  et démissionne  , tout est normal , bande de guignol sans couille