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Les agents publics se sont absentés en moyenne 11 jours pour raison de santé en 2025, à peine plus que les salariés du privé, selon le rapport annuel de la Direction générale de l'administration et de la fonction publique

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Les fonctionnaires ne sont pas beaucoup plus absents pour maladie que les salariés du secteur privé, contrairement à une idée régulièrement avancée dans le débat public.

Selon le rapport annuel de la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP), les agents publics ont cumulé en moyenne 11 jours d'absence pour raison de santé en 2025. Dans le secteur privé, cette moyenne atteint 10,6 jours, soit un écart limité à quatre dixièmes de journée sur l'ensemble de l'année.

« La part des agents absents est stable en 2025 et reste au niveau de celui du secteur privé », souligne la DGAFP dans son rapport. Dans les deux secteurs, environ 5 % des salariés ont déclaré avoir été absents au moins une journée pour raison de santé au cours d'une semaine de référence.

Cette proximité statistique masque toutefois d'importantes différences entre les trois versants de la fonction publique : État, collectivités territoriales et hôpitaux. La situation apparaît notamment plus préoccupante dans la fonction publique hospitalière, où les absences repartent à la hausse après plusieurs années de recul.

Les personnels soignants sont particulièrement exposés aux horaires décalés, au travail de nuit, aux contraintes physiques et à la pression psychologique. Les différences entre public et privé s'expliquent également par la composition des effectifs, les administrations employant proportionnellement davantage de femmes et de salariés âgés.

Or, ces deux catégories connaissent statistiquement des durées d'absence plus élevées, indépendamment du statut de leur employeur. Le rapport apporte ainsi un éclairage important sur les conditions de travail des quelque 5,8 millions d'agents publics français.

Il intervient alors que le gouvernement cherche à maîtriser les dépenses liées aux arrêts maladie et à renforcer les dispositifs de contrôle. Les précédentes études de l'Inspection générale des finances avaient déjà mis en évidence une forte augmentation des absences après la crise sanitaire, dans le public comme dans le privé.

Les comparaisons internationales rappellent également que l'absentéisme dépend de nombreux facteurs, notamment de la pénibilité des métiers, de l'état de santé des salariés et des règles d'indemnisation.

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