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Le gouvernement veut "moins protéger les arrêts maladie courts" et "mieux les longs", annonce le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou

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Le gouvernement envisage une réforme majeure de l'indemnisation des arrêts maladie, avec l'objectif de réduire les dépenses tout en améliorant la protection des salariés les plus fragiles. Invité de TF1 ce matin, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a défendu une approche consistant à « moins protéger les arrêts maladie courts » et à « mieux les longs ».

Le ministre souhaite ainsi limiter les arrêts de courte durée, tout en renforçant l'accompagnement des personnes confrontées à des problèmes de santé prolongés. « Le cahier des charges que je leur propose est de moins protéger les arrêts courts, pour qu'il y ait moins d'arrêts courts, mieux protéger les arrêts longs », a-t-il expliqué.

Selon le ministère, le nombre d'arrêts maladie indemnisés a progressé de 10 % en quelques années, atteignant neuf millions en 2025. Leur coût représente désormais 17,9 milliards d'euros pour l'Assurance maladie, une dépense que l'exécutif entend mieux maîtriser. Jean-Pierre Farandou a demandé aux partenaires sociaux de négocier une « réforme structurelle » d'ici au 19 décembre, avec un objectif d'un milliard d'euros d'économies.

Le ministre souligne notamment la situation de trois millions de salariés insuffisamment protégés, parmi lesquels figurent les travailleurs intérimaires. Concernant les arrêts longs, « l'idée est de mieux soigner les gens pour qu'ils puissent plus rapidement revenir travailler », a-t-il précisé. Mais le gouvernement entend également renforcer la lutte contre les fraudes : « Il faut se battre contre les abus, parce que ces abus font mal aux finances », a insisté Jean-Pierre Farandou.

Les entreprises pourraient aussi être davantage sollicitées pour prévenir les risques professionnels et améliorer les conditions de travail. Cette réflexion intervient alors qu'une autre réforme entre en vigueur aujourd'hui, réduisant de trois ans à un an la durée maximale d'indemnisation de certaines affections de longue durée non exonérantes.

Les patients atteints d'une affection de longue durée ouvrant droit à une prise en charge à 100 % conservent, eux, une durée maximale d'indemnisation de trois ans.

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