natacha polony L’État a été condamné par le tribunal administratif de Nantes à verser 1 200 euros à la famille d’un collégien de Vendée « en réparation du préjudice scolaire » causé par des absences répétées de professeurs non remplacés durant l’année 2021-2022.
Alors scolarisé en 5e dans un collège public de Montaigu-Vendée, l’adolescent avait été privé de 239 heures d’enseignements obligatoires, selon le jugement révélé par Ouest-France.
Les absences en mathématiques, musique et arts plastiques étaient liées à des « arrêts de maladie accordés pour de longues périodes », tandis que le professeur de technologie était parti à la retraite.
Concernant les 129 heures de français perdues, la rectrice invoquait des absences « imprévisibles », sous forme d’arrêts maladie de quinze jours renouvelés, mais le tribunal a retenu « un caractère durable » au regard de « leur durée et leur ampleur ».
Auprès de l'AFP, l’avocate de la famille, Me Joyce Pitcher, a salué la « confirmation de la responsabilité de l’État ».
« Des décisions comme celle-là, on va en avoir d’autres », a déclaré l’avocate, également représentante du collectif « On veut des profs », précisant que « 400 procédures sont en cours, toutes années confondues ».
Cette décision intervient alors que des lycéens réclament davantage de moyens et dénoncent les enseignants non remplacés, le manque de personnel médico-social, les bâtiments dégradés et les emplois du temps trop chargés.
Jeudi dernier, le gouvernement a annoncé le déploiement en urgence de 3 000 professeurs remplaçants dans les établissements confrontés aux situations les plus critiques.
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1.200€ c’est vraiment pas cher payé, même si c’est nous qui les payons in fine
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