julien odoul À Paris, les pâtisseries, les cafés et les salles de sport se multiplient tandis que les librairies et le prêt-à-porter reculent, dessinant un nouveau paysage commercial malgré une résistance globale du secteur, selon les premières tendances de l’enquête 2026 de l’Apur.
"Le commerce résiste fortement aux effets de crises exogènes et structurelles, même s'il est impacté par la forte augmentation du commerce en ligne et la baisse du pouvoir d'achat", a déclaré le maire PS Emmanuel Grégoire.
La capitale compte désormais 60.517 commerces et services commerciaux, soit 510 de moins qu’en 2023 et 2.906 de moins qu’en 2000, tandis que le taux de vacance atteint 11,7%, en hausse de 0,8 point en trois ans.
Les cafés et restaurants progressent de 3,6%, portés notamment par les torréfacteurs, pâtisseries et glaciers, mais cette dynamique masque des difficultés pour une partie de la restauration.
"Les secteurs de la restauration rapide, de la vente à emporter, vont très bien, les restaurants plus traditionnels rencontrent eux beaucoup de difficultés", a expliqué le maire, évoquant la baisse du pouvoir d’achat.
Les quelque 8.000 commerces alimentaires progressent de 0,8%, malgré le recul des boucheries et poissonneries, et leur densité reste supérieure d’un tiers à celle de grandes villes comme Lyon ou Marseille.
Les cabinets médicaux regroupés poursuivent leur développement et 70 salles de sport ont ouvert en trois ans, sous l’effet d’une "stratégie agressive des grands groupes fitness", selon Alexandre Labasse, directeur général de l’Apur.
À l’inverse, les agences immobilières, bancaires et de voyages ainsi que les magasins de vêtements et de chaussures déclinent, tandis que les friperies gagnent 83 établissements depuis 2023.
La ville possède 13% des locaux commerciaux et "Une librairie sur cinq est hébergée dans des locaux qui appartiennent à la ville de Paris", a rappelé Emmanuel Grégoire, alors que 38 librairies ont disparu et que "Depuis 2025, on observe un net fléchissement sur le secteur".
Interrogé sur d’éventuels rachats liés au trafic de drogue, le maire a déclaré : "On a observé des distorsions concurrentielles ou incontestablement des commerces bénéficient d'apports en liquide qui viennent faciliter leur implantation".
Vos réactions
Pour les librairies normal ,la nouvelle génération ne lit plus et pour les autres vu que les libraires sont devenus sectaires les gens achètent en hyper ou sur Amazon et bien fait pour eux !
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?