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La voix tremblante, la députée LR de Savoie Émilie Bonnivard a raconté à l'Assemblée avoir été menacée pendant des mois par un homme qui voulait "la violer, la sodomiser et l’étrangler" - Vidéo

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La députée LR de Savoie Émilie Bonnivard a livré un témoignage particulièrement fort  dans l’hémicycle, en pleine discussion sur la loi contre les violences sexistes et sexuelles. La voix tremblante, l’élue a raconté avoir été menacée pendant des mois par un homme qui, selon elle, voulait la « violer, la sodomiser et l’étrangler », tout comme certaines de ses collaboratrices.

Émilie Bonnivard a expliqué avoir déposé plainte il y a environ un an et avoir bénéficié de mesures de protection importantes. Un bouton d’urgence lui avait notamment été remis par la préfecture et des gendarmes effectuaient régulièrement des passages autour de sa permanence parlementaire. L’une de ses collaboratrices aurait également reçu des appels nocturnes au cours desquels l’homme lui aurait notamment annoncé son intention de l’égorger.

Vendredi, le tribunal correctionnel de Chambéry a rendu son jugement dans cette affaire. L’homme de 62 ans a été condamné à trois ans de prison, dont un an avec sursis, pour plusieurs menaces visant notamment un juge, une avocate, des médecins et d’autres personnes.

En revanche, le tribunal l’a relaxé pour une partie des faits, notamment ceux concernant directement la députée, estimant que certaines infractions n’étaient pas suffisamment caractérisées. Émilie Bonnivard a dénoncé avec émotion une décision qu’elle juge « pas à la hauteur » et une nouvelle forme de violence infligée aux victimes.

Elle a annoncé son intention de faire appel. Son témoignage intervenait précisément au moment où les députés débattaient de la notion de « victimisation secondaire », c’est-à-dire des souffrances supplémentaires pouvant être provoquées par la manière dont les institutions traitent les victimes.

L’élue a profité de son intervention pour réclamer une meilleure formation des magistrats aux violences sexistes et sexuelles et appeler à l’adoption rapide du texte actuellement examiné par l’Assemblée nationale.

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Vos réactions

Portrait de Anti cassos lfistes
4/octobre/2026 - 13h06

elle est de droite et la justice est de gauche donc le jugement est normal....