val de marne Une enquête judiciaire est en cours à Clermont-Ferrand après la mort d’Abdouramane, un adolescent guinéen de 14 ans retrouvé pendu dans sa chambre au sein d’un foyer accueillant des mineurs non accompagnés. Le jeune garçon est mort le vendredi 18 septembre, mais l’affaire n’a été rendue publique que près de deux semaines plus tard.
Originaire de Guinée-Conakry, Abdouramane était arrivé dans le Puy-de-Dôme plusieurs mois auparavant et était pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. Il était hébergé au dispositif départemental d’accueil, d’évaluation et d’orientation des mineurs non accompagnés de Clermont-Ferrand.
Le procureur de la République Éric Serfass a indiqué qu’une enquête avait été ouverte et que des analyses étaient en cours afin de rechercher les causes de sa mort. À ce stade, les autorités judiciaires n’ont donc pas communiqué de conclusions définitives sur les circonstances ayant conduit au décès de l’adolescent.
Selon le récit de son entourage recueilli après le drame, Abdouramane était en souffrance psychique et se sentait isolé. Ses proches rapportent également qu’il se plaignait de ne pas être suffisamment accompagné.
Thierry Tailhandier, responsable de la CGT Santé et Action sociale du Puy-de-Dôme, évoque pour sa part des troubles et un traumatisme liés à son exil et aux conditions de son arrivée en France. Le syndicaliste dénonce plus largement un manque de moyens pour accompagner les jeunes particulièrement vulnérables confiés à l’Aide sociale à l’enfance.
Depuis 2019, le conseil départemental du Puy-de-Dôme confie à l’association Anras l’accueil, l’évaluation et l’hébergement des mineurs étrangers arrivant sur son territoire. Lorsque leur minorité et leur isolement sont reconnus, ces jeunes peuvent être placés sous la protection de l’Aide sociale à l’enfance.
Ni la direction du dispositif où vivait Abdouramane ni le conseil départemental n’ont souhaité commenter les circonstances de sa mort, renvoyant à l’enquête judiciaire. Le décès de l’adolescent a également provoqué plusieurs réactions politiques locales et relancé les interrogations sur les conditions d’accompagnement des mineurs non accompagnés.
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Mais il ne faut pas se rendre malade, un migrant en moins à foutre la merde , au suivant
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