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Blocus des lycées : La patronne de la CGT, Sophie Binet menace le gouvernement d'une mobilisation lycéenne durable et appelle à amplifier la contestation

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La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, prévient le gouvernement que la mobilisation des lycéens et des étudiants est loin d'être terminée, malgré les premières mesures annoncées par l'exécutif. Dans un contexte de tensions persistantes autour de l'Éducation nationale, la responsable syndicale affirme que le mouvement pourrait s'inscrire dans la durée, alors qu'une nouvelle journée nationale de manifestations est prévue mardi 13 octobre.

Depuis plusieurs semaines, des milliers de lycéens dénoncent le manque d'enseignants, les classes surchargées, la dégradation des établissements scolaires et les inégalités dans l'accès aux études supérieures.

La contestation, partie d'un lycée de Créteil à la mi-septembre, s'est progressivement étendue à de nombreuses villes françaises, entraînant blocages, manifestations et parfois de violents affrontements avec les forces de l'ordre. Jeudi 8 octobre, 71.500 personnes avaient encore manifesté à travers le pays, dont 24.500 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Le gouvernement a annoncé plusieurs premières mesures, notamment le déploiement de 3.000 enseignants remplaçants et l'ouverture de discussions sur les conditions de travail et d'études. Mais Sophie Binet considère que ces réponses restent insuffisantes face à la profondeur du malaise exprimé par la jeunesse.

La dirigeante de la CGT dénonce également la réponse policière apportée à certaines manifestations, estimant que les revendications des élèves doivent être entendues plutôt que traitées comme un problème d'ordre public.

Elle appelle à une mobilisation plus large, associant les lycéens, les étudiants, les enseignants et les salariés de l'Éducation nationale.

L'exécutif espère de son côté que les vacances de la Toussaint, qui débutent le 17 octobre, permettront de faire retomber la pression et de renouer le dialogue. Mais les organisations syndicales entendent maintenir leurs revendications au-delà de cette échéance si aucune réponse jugée satisfaisante n'est apportée.

La journée du mardi 13 octobre s'annonce donc comme un nouveau test pour mesurer la capacité du mouvement à mobiliser dans la durée.

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