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Le gouvernement veut raboter les avantages fiscaux dont bénéficie la location meublée avec un durcissement supplémentaire pour les logements loués sur les plateformes type Airbnb

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Le gouvernement veut réduire l’avantage fiscal dont bénéficient les propriétaires de logements meublés, avec un traitement encore moins favorable pour les locations touristiques de type Airbnb. La mesure figure dans le projet de loi de finances pour 2027, présenté jeudi, et vise notamment les loueurs en meublé non professionnels soumis au régime réel.

Aujourd’hui, ces propriétaires peuvent déduire de leurs recettes différentes charges ainsi que l’amortissement du logement, ce qui permet parfois de réduire fortement leur revenu imposable. À partir de 2027, le gouvernement souhaite plafonner cet avantage afin de rapprocher progressivement la fiscalité des locations meublées de celle des locations nues.

Pour une location meublée de longue durée, la déduction liée à l’amortissement serait plafonnée à 2,5 % de la valeur du logement. Elle ne pourrait en outre pas dépasser 7.000 euros par an et par foyer fiscal. Ainsi, pour un appartement d’une valeur de 200.000 euros, le propriétaire pourrait déduire au maximum 5.000 euros au titre de cet amortissement.

Le tour de vis serait plus important pour les meublés touristiques proposés notamment sur des plateformes comme Airbnb ou Abritel. Pour ces logements, le taux serait limité à 1,5 % de la valeur du bien, avec un plafond fixé à 5.000 euros par an et par foyer fiscal. Le gouvernement espère récupérer environ 200 millions d’euros grâce à cette réforme de la fiscalité locative.

L’objectif affiché est également de réduire l’écart fiscal entre location meublée et location vide et d’inciter davantage de propriétaires à proposer leurs logements sur le marché locatif de longue durée.

Cette nouvelle réforme intervient alors que les avantages fiscaux des meublés touristiques ont déjà été sensiblement réduits ces dernières années. Pour les meublés de tourisme non classés, le régime micro-BIC est désormais accessible jusqu’à 15.000 euros de recettes annuelles, avec un abattement forfaitaire de 30 %.

Le gouvernement souhaite parallèlement rendre plus attractifs les dispositifs favorisant la location longue durée à des loyers abordables, dans un contexte persistant de pénurie de logements. Le durcissement n’est toutefois pas encore définitif : les nouvelles règles devront être débattues et votées par le Parlement lors de l’examen du budget 2027.

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