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Le propriétaire d'un studio de 33 m2 à Paris a écopé de 110.000 euros d'amende pour l'exploitation illégale de son logement via les plateformes de location touristique Airbnb et Booking

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Un propriétaire parisien vient d’écoper d’une sanction pour avoir exploité illégalement un unique studio en location touristique. Le logement de 33 m², situé dans le VIIIe arrondissement de Paris, était proposé aux voyageurs notamment par l’intermédiaire d’Airbnb et de Booking.

Le tribunal judiciaire de Paris a prononcé au total 110.000 euros d’amende dans cette affaire, présentée par la municipalité comme un record pour un seul logement. Entre 2021 et 2025, le studio aurait cumulé 864 nuitées de location touristique. Les recettes tirées de cette activité ont été estimées à 271.296 euros, selon les éléments retenus par la justice.

Le propriétaire avait organisé l’exploitation autour de deux sociétés distinctes, l’une détenant le logement et l’autre assurant sa sous-location. Le tribunal a sanctionné ce montage pour « changement d’usage illicite sans autorisation préalable », la justice visant ainsi les différents acteurs participant à l’exploitation du bien.

Elle a également ordonné le retour effectif du studio à un usage d’habitation. Cette décision intervient alors que Paris a considérablement durci sa politique contre les meublés touristiques considérés comme illégaux. Depuis 2025, une résidence principale ne peut plus être proposée en meublé touristique dans la capitale au-delà de 90 jours par an, contre 120 auparavant.

Pour une résidence secondaire transformée en meublé touristique, une autorisation préalable de changement d’usage est notamment exigée, sous peine de sanctions pouvant atteindre 100.000 euros par local. La municipalité estime aujourd’hui à environ 25.000 le nombre de meublés touristiques exploités illégalement dans la capitale.

En avril, la justice avait déjà prononcé une amende de 585.000 euros pour la transformation illégale d’un immeuble entier du IXe arrondissement en hébergements touristiques. En juillet, une propriétaire de quatre logements avait également été condamnée à 220.000 euros d’amende, tandis que la société chargée de leur gestion avait elle aussi été sanctionnée. 

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