réalisateurs 15h32: Le point sur ce que l'on sait
L'agent immobilier Stéphane Plaza a été condamné vendredi en appel à 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour violences conjugales entre 2018 et 2022 sur deux anciennes compagnes, une peine alourdie par rapport au jugement en première instance. M. Plaza, 56 ans, n'a fait aucune déclaration après le prononcé de l'arrêt.
Ses avocats, Mes Julien Roelens et Antonin Gravelin, ont indiqué à l'AFP qu'ils allaient former un pourvoi en cassation, dénonçant une "motivation erronée et contradictoire" de la cour et déplorant "l'incapacité de l'institution judiciaire à douter des accusations portées contre des justiciables en matière de violences conjugales". La sentence de la cour d'appel, qui a assuré à l'animateur qu'elle l'avait jugé "comme n'importe quel justiciable", a en effet pu apparaître comme inattendue.
Non seulement elle a alourdi la peine d'un an d'emprisonnement avec sursis prononcée par le tribunal correctionnel un an et demi plus tôt, mais elle n'a pas suivi les réquisitions du parquet général réclamant la relaxe dans l'un des deux dossiers.
Dans sa décision, la cour d'appel a encore noté que les violences, "pour partie physiques, pour partie psychologiques", avaient été "répétées", permettant de caractériser leur "caractère habituel" - une qualification que l'accusation avait demandé d'abandonner.
Pour justifier la peine prononcée - à la différence de la première instance, Stéphane Plaza n'a pas été condamné à une amende -, les magistrats de la cour d'appel ont assuré avoir pris en compte "les répercussions professionnelles déjà très lourdes" qu'a subies l'ex-animateur.
15h08: Après sa condamnation en appel à 18 mois de prison avec sursis pour violences conjugales, Stéphane Plaza se pourvoit en cassation, annoncent ses avocats.
"L'ensemble des éléments prouvant son innocence a été balayé d’un revers de main, alors même que le parquet général, autorité de poursuite, avait requis un allègement considérable de la qualification et de la peine", écrivent ses avocats dans un communiqué.
Et d’ajouter : "Une telle décision ne peut être comprise autrement que par l’incapacité de l’institution judiciaire à douter des accusations portées contre des justiciables en matière de violences conjugales".
13h50: Stéphane Plaza a été condamné en appel à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour violences conjugales, une peine alourdie par rapport au jugement en première instance. La cour d’appel de Paris a reconnu l’ex-animateur de télévision coupable de violences envers deux anciennes compagnes, alors qu’il avait été relaxé dans l’un des deux dossiers en première instance. A l’époque, M. Plaza, 56 ans, avait été condamné à un an d’emprisonnement avec sursis.
« La cour vous a jugé comme n’importe quel justiciable », a assuré à l’ex-star de M6 la présidente de la juridiction d’appel en rendant sa décision, notant que les déclarations des deux plaignantes étaient « précises, concordantes, corroborées par les investigations ».
« Il n’y a aucun élément dans le dossier qui permette de penser que ces deux femmes étaient sujettes à l’affabulation », a ajouté la cour, laquelle a souligné ne pas avoir « trouvé dans le dossier un début de commencement de preuve qu’elles auraient pu s’entendre ou qu’elles aient fomenté une vengeance ».
« Parallèlement, vos déclarations avaient été parfois évolutives, parfois mensongères et parfois en contradiction avec les éléments de l’enquête », ont encore fait valoir les magistrats.
12h11: Lors du procès en appel, en juin, la première plaignante, Amandine, avait décrit et mimé un épisode de violences au cours duquel un de ses doigts avait été fracturé et deux autres luxés. Stéphane Plaza avait expliqué qu'il n'avait voulu que "déplacer" sa compagne de devant la porte d'entrée pour quitter l'appartement, ce qui avait provoqué, selon lui, "l'accident".
Concernant la seconde plaignante, prénommée Paola, le tribunal correctionnel avait estimé que, sans "remettre en cause sa parole", les violences dont elles se prévalaient reposaient majoritairement "sur ses déclarations" et ne pouvaient faire l'objet d'une déclaration de culpabilité. C'est le même raisonnement qu'avait tenu l'accusation lors du procès en appel, considérant que les éléments n'étaient "pas suffisants".
Les juges se sont au contraire voulus implacables: "Il n'y a aucun élément dans le dossier qui permette de penser que ces deux femmes étaient sujettes à l'affabulation", a souligné la présidente de la cour lors de la lecture de la décision, relevant n'avoir "trouvé dans le dossier un début de commencement de preuve qu'elles auraient pu s'entendre ou qu'elles aient fomenté une vengeance".
"Parallèlement, vos déclarations avaient été parfois évolutives, parfois mensongères et parfois en contradiction avec les éléments de l'enquête", a encore fait valoir la magistrate à Stéphane Plaza. Il a été condamné à verser respectivement 8.000 euros et 4.000 euros de dommages et intérêts à Amandine et Paola.
"Les violences psychologiques sur les femmes doivent être reconnues, c'est ce qu'a fait la cour d'appel aujourd'hui et on s'en réjouit", a déclaré l'avocate de la seconde, Me Lysanne Darry. Me Benjamin Chouai, qui assistait Amandine, s'est pour sa part félicité que "la cour ne (se soit) pas laissée enfumer (ni) par la défense de M. Plaza, (ni) par les réquisitions de l'avocate générale qui étaient complètement hors sujet, incohérentes".
08h00: Stéphane Plaza sera fixé sur son sort judiciaire aujourd'hui, avec la décision très attendue de la cour d'appel de Paris dans l'affaire des violences conjugales qui a bouleversé sa carrière. L'ancien animateur vedette de M6, âgé de 56 ans, avait été condamné en février 2025 à douze mois de prison avec sursis pour des violences physiques et psychologiques sur une ancienne compagne.
Les faits retenus en première instance s'étaient déroulés entre 2018 et 2022, au cours d'une relation de plusieurs années. La victime avait notamment dénoncé une scène durant laquelle Stéphane Plaza lui aurait fracturé un doigt et luxé deux autres doigts.
Le tribunal avait en revanche relaxé l'animateur des accusations de violences psychologiques formulées par une seconde ancienne compagne.
Contestant sa condamnation, Stéphane Plaza avait décidé de faire appel et avait de nouveau clamé son innocence devant les magistrats. Lors de son procès en juin dernier, il avait reconnu avoir été infidèle et avoir pu blesser ses anciennes compagnes, tout en niant avoir volontairement exercé des violences. Le 1er juillet, l'avocate générale a requis une peine de six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, contre douze mois prononcés en première instance.
Le ministère public a également réclamé une amende de 12 000 euros, une interdiction de contact avec la victime et un stage de sensibilisation aux violences conjugales.
La représentante du parquet a notamment demandé que le caractère habituel des violences soit écarté. Elle a par ailleurs estimé que les éléments étaient insuffisants pour retenir les accusations concernant la seconde plaignante.
Cette affaire a profondément bouleversé la carrière de Stéphane Plaza, dont les émissions ont été déprogrammées par M6 après sa condamnation.
Son réseau d'agences immobilières a également subi les conséquences de cette procédure judiciaire très médiatisée.
La cour d'appel doit désormais décider de confirmer, d'alourdir ou de modifier la condamnation prononcée en première instance.
Vos réactions
J'espère qu'il se fait soigner
Non, les 18 mois sont définitifs sauf si la cassation trouve une erreur dans le jugement ou dans la loi et donc casse et renvoi. La cassation n'est pas une juridiction de 3° degrés.
Merci pour l'info, je pensais effectivement que la Cassation était un autre palier qui jugerait une troisième fois les faits. J'ai bien compris que son but est de voir si il y a un vice de forme ou autre erreur.
Mais je reste sur mon idée que c'est bien dommage que ce type, parce qu'il n'admet pas les sanctions décidées par des Juges, tente encore et encore de les contester. De toute façon, quels que soient les rendus définitifs, il ne sera jamais d'accord parce que, pour lui, il s'estime innocent des faits qui lui sont reprochés.
Aucune compassion pour lui : condamné en 1ère Instance à 12 mois, il n'avait pas compris que la peine était relativement légère, et qu'au contraire elle était injuste. Le voilà maintenant condamné à une peine plus lourde, cela lui apprendra à dorénavant mieux gérer l'examen des actes commis. Et puisqu'il s'agissait de violences, je ne vois pas la justification du sursis et quelques mois de prison ferme auraient pu lui envoyer un signal marquant
Et comme il ne comprend toujours rien, j'espère qu'en Cassation il va prendre 2 ans, avec du ferme cette fois-ci, histoire d'éviter qu'il continue à encombrer les tribunaux.
Non, les 18 mois sont définitifs sauf si la cassation trouve une erreur dans le jugement ou dans la loi et donc casse et renvoi. La cassation n'est pas une juridiction de 3° degrés.
Aucune compassion pour lui : condamné en 1ère Instance à 12 mois, il n'avait pas compris que la peine était relativement légère, et qu'au contraire elle était injuste. Le voilà maintenant condamné à une peine plus lourde, cela lui apprendra à dorénavant mieux gérer l'examen des actes commis. Et puisqu'il s'agissait de violences, je ne vois pas la justification du sursis et quelques mois de prison ferme auraient pu lui envoyer un signal marquant
Et comme il ne comprend toujours rien, j'espère qu'en Cassation il va prendre 2 ans, avec du ferme cette fois-ci, histoire d'éviter qu'il continue à encombrer les tribunaux.
18 mois avec sursis, net vendeur bien sûr
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