Emmanuel Macron Face à la multiplication des rodéos urbains, les autorités de l’Isère veulent renforcer la pression sur leurs auteurs en ciblant directement leurs motos, scooters et autres engins. Une importante opération de police a ainsi été organisée hier à Échirolles, avenue des États-Généraux, un secteur où les rodéos sont devenus quasiment quotidiens.
Policiers et agents de la préfecture ont multiplié les contrôles afin d’identifier les conducteurs, vérifier les véhicules et repérer ceux susceptibles d’être utilisés lors de ces rassemblements. L’objectif est désormais de privilégier la saisie des engins, une sanction que les autorités locales considèrent comme particulièrement efficace pour empêcher la récidive.
Cette stratégie répond à un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur et qui s’est progressivement étendu des grandes agglomérations aux villes moyennes et aux territoires ruraux. Au niveau national, les faits constatés de rodéos motorisés ont plus que doublé entre 2019 et 2025, malgré la création d’un délit spécifique dès 2018. Police et gendarmerie avaient déjà effectué plus de 38.500 interventions en 2024.
Ces rassemblements présentent un risque important pour les riverains comme pour leurs participants, avec des conduites à grande vitesse, des roues arrière et des manœuvres dangereuses sur la voie publique. Les forces de l’ordre évitent cependant souvent les poursuites immédiates lorsque celles-ci risquent de provoquer un accident et privilégient l’identification des auteurs après les faits.
Vidéosurveillance, témoignages, réseaux sociaux et renseignements sur les lieux de stockage des deux-roues permettent alors de remonter jusqu’aux conducteurs et à leurs véhicules. Le dispositif bénéficie désormais de la loi RIPOST, promulguée le 18 août 2026, qui renforce les possibilités de sanctionner les comportements troublant gravement l’ordre public.
La saisie et la confiscation occupent une place centrale dans cette nouvelle stratégie, les policiers constatant que la perte du véhicule constitue souvent une sanction beaucoup plus redoutée qu’une simple amende. Le Sénat était arrivé à la même conclusion au printemps, estimant que la confiscation représentait « le facteur le plus dissuasif » pour les participants aux rodéos motorisés.
L’enjeu reste toutefois d’identifier le véritable propriétaire des engins, souvent prêtés ou loués, et de disposer de suffisamment de places en fourrière pour les immobiliser durablement.
Vos réactions
Encore un problème qui serait définitivement réglé par la remigration.
Ce ne pas les contrôles qu’il faut renforcer mais les sanctions
L’enjeu reste toutefois d’identifier le véritable propriétaire des engins, souvent prêtés ou loués
Pourquoi ?
Tant pis pour celui qui a prêté ou loué, le 2 roues devrait être systématiquement détruit, compressé dans la journée, pour en faire une statuette pour les prochains cesars...
Tres vite ils ne seraient plus prêtés ou loués si facilement sans garantie.
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