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CNN, MS NOW et Politico réclament une audience judiciaire en urgence pour contraindre la Maison Blanche à respecter une décision d'un juge fédéral ordonnant le rétablissement immédiat de l'accès de leurs journalistes

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16h29: CNN, MS NOW et Politico ont réclamé jeudi une audience judiciaire en urgence pour contraindre la Maison Blanche à respecter une décision d'un juge fédéral ordonnant le rétablissement immédiat de l'accès de leurs journalistes.

"Ce matin des journalistes de CNN, MS NOW, et Politico ont tenté d'accéder à la Maison Blanche et en ont été empêchés", affirment les trois médias dans un recours en urgence, accusant le gouvernement d'avoir "déjà à plusieurs reprises violé la décision du tribunal" ordonnant le rétablissement de l'accès pour leurs journalistes. Ils demandent donc au juge Timothy Kelly d'organiser "une audience par visioconférence ou téléconférence dès que possible ce matin" (jeudi).

10h10: Le point sur ce que l'on sait

Un juge a ordonné dans la nuit de mercredi à jeudi à la Maison Blanche de rouvrir « immédiatement » son accès à trois médias chassés par Donald Trump, estimant ce bannissement sans préavis potentiellement contraire à la Constitution américaine. Selon le juge fédéral Timothy Kelly, la suppression brutale en fin de semaine dernière des accréditations des chaînes CNN et MS NOW et du média en ligne Politico « a probablement violé leurs droits constitutionnels » garantissant la liberté de la presse.

« La "règle générale+ veut que "les individus doivent être préalablement notifiés et avoir la possibilité d’être entendus avant que le gouvernement les prive d’un intérêt protégé par la Constitution », a écrit le magistrat dans son ordonnance.

Il a en conséquence arrêté que l’exécutif américain devait « rétablir et restituer immédiatement les badges d’accréditations » de leurs correspondants « jusqu’à nouvel ordre ou expiration de cette ordonnance », rendue pour deux semaines.

Le président Trump a créé la surprise en annonçant le 18 septembre bloquer « avec effet immédiat » les accès à la Maison Blanche de CNN, MS NOW et Politico, les accusant de relayer de « fausses informations ».

En retour, ces derniers ont saisi la justice lundi en dénonçant une atteinte « directe au Premier amendement » de la Constitution américaine, garantissant la liberté de la presse, et une violation de ses principes « les plus fondamentaux ».

L’administration Trump et les trois médias se sont affrontés à Washington mercredi lors d’une audience levée après moins d’une heure par le juge Kelly. Le magistrat est apparu sceptique sur le respect par la Maison Blanche de la jurisprudence en matière de préavis pour de telles décisions.

08h14: Un juge américain ordonne à l'administration américaine ce matin de rouvrir l'accès à la Maison-Blanche à CNN, MS NOW et Politico. Les trois médias américains avaient été interdits d'accès à la Maison-Blanche par l'administration américaine, accusés par Donald Trump de relayer de fausses informations.

06h28: L'administration Trump et trois médias interdits désormais à la Maison Blanche se sont affrontés cette nuit devant un juge fédéral à Washington quant à la légalité de cette décision de Donald Trump. Le président républicain a créé la surprise le 18 septembre en annonçant bloquer "avec effet immédiat" les accès des chaînes CNN et MS NOW et du média en ligne Politico, les accusant de relayer de "fausses informations".

Les trois médias ont répliqué lundi en saisissant la justice contre une atteinte "directe au Premier amendement" de la Constitution américaine, garantissant la liberté de la presse, et une violation "flagrante de nos principes constitutionnels les plus fondamentaux".

Le juge Timothy Kelly a levé l'audience après moins d'une heure, promettant aux parties "une réponse dès que possible", sans autre indication. Il est néanmoins apparu sceptique quant au respect par la Maison Blanche de la jurisprudence en matière de préavis pour de telles décisions.

Le représentant du gouvernement, Michael Velchik, l'a exhorté à ne pas statuer avant vendredi en fin de journée, échéance fixée par la Maison Blanche dans trois lettres datées de mardi adressées par son service de presse à chacun des médias visés, pour contester leur exclusion. Le président a "offert un processus à ces médias pour contester ces incidents", a-t-il assuré.

Dans ces lettres, CNN, MS NOW et Politico se voient en particulier reprocher leurs informations des derniers mois sur la pénurie de munitions des forces armées américaines du fait de la guerre contre l'Iran, contestée par Donald Trump, mais qu'un rapport du Pentagone a confirmée mi-septembre.

Mais l'avocat des médias, Theodore Boutrous, a dénoncé des justifications a posteriori, soulignant que Donald Trump, dans son annonce la semaine dernière, n'a pas évoqué la "sécurité nationale" mais essentiellement son déplaisir face à leur couverture jugée purement "négative" de son action.

"Et tout d'un coup, cela devient une affaire de sécurité nationale", a-t-il ironisé. Dans le cas de CNN par exemple, un seul des quatre articles incriminés a été écrit par un journaliste bénéficiant d'un badge d'accès à la Maison Blanche, a souligné l'avocat, y voyant une preuve supplémentaire qu'il s'agit bien de "représailles" de la part du président.

Cette éviction a amené les quatre autres membres du "pool" télévisé de la Maison Blanche - CBS, ABC, NBC et Fox - à décider de cesser leur participation à ce dispositif crucial, dans une manifestation de solidarité inédite avec CNN.

Mercredi, au troisième jour du blocage de ce flux vidéo distribué aux télévisions, ni Fox News, CNN ou MS NOW n'ont retransmis en direct les images de l'accueil par Donald Trump du président chinois Xi Jinping près de Washington. Lors de son premier mandat, Donald Trump avait privé d'accréditation un journaliste de CNN après un échange tendu.

Sous pression d'une décision judiciaire, la Maison Blanche lui avait rendu son badge au bout de douze jours. Donald Trump a laissé entendre ces derniers jours qu'il s'attendait à une nouvelle décision favorable aux médias, indiquant déjà sur son réseau Truth Social qu'il "ferait appel".

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