chambéry La nuit semble avoir été plus calme que la précédente à Chambéry après une série de violences urbaines enregistrées la veille et la mise en place de renforts de la CRS83. Une nuit de violences urbaines avait secoué Chambéry et son agglomération, avec plusieurs véhicules incendiés, des commerces vandalisés et plusieurs bâtiments publics lourdement dégradés.
Le centre social et d’animation du Biollay a notamment été entièrement détruit par les flammes et une agence du bailleur Cristal Habitat a été incendiée. Le magasin Aldi du quartier a subi d’importantes dégradations, tandis que du mobilier urbain, des poubelles et des conteneurs ont également été pris pour cible.
Des incidents ont été signalés au Biollay, à Chambéry-le-Haut mais aussi dans la commune voisine de Cognin. Plusieurs dizaines d’individus ont participé aux violences selon les autorités.
Des projectiles ont été lancés en direction des forces de l’ordre, sans faire de blessé. Face à la situation, deux sections de la CRS 83 ont été envoyées en renfort au cours de la nuit.
À l’origine de ces tensions, un événement survenu quelques heures plus tôt lors d’une intervention de la police. Les policiers avaient repéré un automobiliste dont la conduite était jugée dangereuse et qui aurait refusé d’obtempérer. Après l’avoir suivi, les fonctionnaires ont retrouvé le véhicule immobilisé dans le secteur du Biollay.
À l’intérieur se trouvait un conducteur de 27 ans, grièvement blessé par balle à la tête. Le jeune homme a été transporté en urgence absolue au centre hospitalier de Chambéry. Il est finalement décédé dans l’après-midi du mardi 8 septembre. Très rapidement, des accusations mettant en cause les policiers dans sa blessure ont circulé dans le quartier et sur les réseaux sociaux.
Mais le procureur de la République de Chambéry a indiqué qu’à ce stade aucun élément ne permettait d’établir que les forces de l’ordre avaient fait usage de leur arme. Selon les premiers éléments de l’enquête, aucun tir provenant des policiers n’a donc été démontré.
Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer dans quelles circonstances le conducteur a été touché. L’Inspection générale de la Police nationale, l’IGPN, a également été saisie. Une autopsie médico-légale doit permettre de déterminer plus précisément la cause et les circonstances du décès.
Les autorités ont enfin décidé de maintenir un dispositif policier renforcé à Chambéry afin d’éviter une nouvelle nuit de violences.
Vos réactions
Mais le problème ce sont les Russes ...
Quand il n'y a pas de match du PSG ou autre équipe africaine, il faut bien trouver des excuses pour tout cramer.
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