julio iglésias Une publicité pour un whisky, faisant référence à la marche historique des femmes contre l'apartheid en Afrique du Sud en 1956, a choqué les familles des protagonistes qui dénoncent l'utilisation de l'histoire comme argument marketing.
Le 9 août 1956, environ 20.000 femmes avaient marché jusqu'au siège du gouvernement à Pretoria pour protester contre l'obligation pour les noirs de posséder des livrets de circulation restreignant leurs lieux de résidence, de travail et de déplacement, et pour remettre une pétition recueillant des milliers de signatures.
Cette marche des femmes a constitué l'une des plus importantes manifestations jamais organisées jusqu'alors contre le régime de l'apartheid, qui a pris fin avec les premières élections multiraciales en 1994.
La campagne de Glenlivet, lancée le mois dernier, mettait en scène une actrice observant les portraits de cinq figures de la lutte pour la liberté en Afrique du Sud, dont Winnie Madikizela-Mandela, l'ex-épouse de l'icône anti-apartheid Nelson Mandela. Elle établissait un lien entre Sophia Williams-De Bruyn - alors âgée de 18 ans lors de cette célèbre marche - et la maturation de 18 ans du whisky.
Les familles ont déclaré que le courage, les souffrances et les sacrifices de leurs proches avaient été "exploités à des fins commerciales". "Notre histoire a été payée par du sang, des séparations et d'immenses souffrances", ont-elles affirmé dans un communiqué conjoint.
Elles ont également critiqué l'association de l'alcool à cet héritage, jugeant cette démarche particulièrement insensible compte tenu de l'histoire "profondément douloureuse" liée à l'alcool au sein des communautés noires sud-africaines, notamment son utilisation comme outil d'exploitation et de contrôle sous le colonialisme et l'apartheid. Sophia Williams-De Bruyn, aujourd'hui âgée de 88 ans, a déclaré n'avoir jamais autorisé l'utilisation de son image ou de son héritage.
Glenlivet, marque appartenant au groupe français de vins et spiritueux Pernod Ricard, a depuis retiré la publicité de ses réseaux sociaux, présenté des excuses et annoncé qu'elle "enquêtait sur la manière dont cette publication a été conçue".
Toutefois, les familles ont estimé que le retrait de la publicité n'effaçait pas le préjudice causé et ont appelé la direction mondiale de Pernod Ricard à dialoguer avec elles.
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Am I the only one offended by this ad? pic.twitter.com/hZwEXMKkId
— Noxolo Madonsela (@Noxxcee) August 28, 2026
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