salariés Travailler tôt le matin, tard le soir, pendant le week-end ou sur de longues journées est loin d’être exceptionnel en France, selon l’Anses.
Dans un rapport, l’agence sanitaire estime que 55 % à 75 % des actifs sont confrontés à des horaires atypiques au cours de leur carrière.
Cette catégorie englobe le travail le week-end, les journées dépassant huit heures ou les semaines de plus de 40 heures, ainsi que les horaires compris entre 5h et 8h ou entre 19h et minuit.
« C'est tout sauf marginal: aujourd'hui en France, cela concerne 55% à 75% des actifs selon la définition retenue », souligne Henri Bastos, directeur scientifique Santé et Travail de l’Anses.
« Quelle que soit votre profession, vous pouvez être concerné à un moment ou à un autre par l'une de ces formes de travail en horaires atypiques », précise-t-il, ajoutant qu’« il peut y avoir un cumul des expositions au long de votre carrière ».
Pour évaluer leurs conséquences, l’Anses s’est appuyée sur 172 études scientifiques considérées comme pertinentes.
L’agence observe des répercussions possibles sur la santé, mais également sur l’équilibre familial et la vie sociale des travailleurs.
Ces effets peuvent notamment varier selon la charge de travail, le niveau de stress, la nature de l’activité ou encore la qualité et la durée du sommeil.
Sans établir systématiquement de lien de causalité, « les études mettent en évidence des associations statistiques plus ou moins fortes, en fonction du type d'horaires ».
Concernant les horaires longs, des « effets néfastes des horaires longs avérés sur l'anxiété, le sommeil, la survenue de maladies cardiovasculaires » ont notamment été identifiés.
Des conséquences négatives probables sont également relevées concernant la santé reproductive et métabolique ainsi que le risque de dépression.
L’équilibre entre vie professionnelle, familiale et sociale peut lui aussi être fragilisé.
Enfin, ces organisations du travail pourraient être associées à une augmentation du risque d’accidents professionnels.
Face à l’importance du phénomène, l’Anses plaide pour un meilleur encadrement des horaires atypiques afin de limiter leurs conséquences sur les travailleurs.
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