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USA - Dangers et addiction aux réseaux sociaux : Meta va limiter l'accès à Facebook et Instagram à deux heures par jour et désactiver les notifications la nuit pour les mineurs

Meta a trouvé un terrain d'entente avec plusieurs dizaines d'États américains qui lui reprochaient d'avoir conçu Facebook et Instagram de manière à favoriser une utilisation excessive chez les jeunes. L'accord prévoit des changements importants pour les comptes des adolescents ainsi qu'un montant pouvant atteindre 16,7 milliards de dollars afin de mettre un terme aux procédures engagées.

Le projet, déposé auprès de la justice américaine, doit encore recevoir l'approbation d'une juge fédérale à Oakland, en Californie. S'il est validé, Meta devra notamment instaurer automatiquement de nouvelles restrictions pour les utilisateurs âgés de moins de 18 ans dans les États participant à l'accord.

Le temps passé quotidiennement sur les applications concernées serait ainsi plafonné par défaut à deux heures. Leur utilisation serait également restreinte pendant la nuit. Ces mesures ne concerneraient toutefois que les adolescents résidant dans les États signataires.

Le texte prend par ailleurs soin de limiter la portée juridique de l'entente. Les dispositions adoptées ne pourront pas automatiquement être invoquées comme précédent dans d'autres territoires américains ou devant des juridictions étrangères.

Cet accord survient peu après le début d'un procès particulièrement suivi consacré aux pratiques de Meta à l'égard des jeunes utilisateurs. Le groupe avait déjà fait face cette année à deux décisions judiciaires majeures dans des affaires comparables, l'une à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, et l'autre à Los Angeles, en Californie.

À l'origine de la procédure, une coalition réunissant 29 États américains reprochait notamment à Meta d'avoir développé des mécanismes destinés à prolonger le temps passé par les adolescents sur ses plateformes. Le groupe était également accusé d'avoir minimisé ou présenté de manière trompeuse les conséquences de ses services sur les enfants.

Les plaignants dénonçaient enfin de possibles infractions à la législation fédérale encadrant la collecte d'informations personnelles concernant les enfants de moins de 13 ans. Les sanctions réclamées dans le cadre de cette procédure pouvaient atteindre 200 milliards de dollars.

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