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Le tribunal administratif de Caen a ordonné au garde des Sceaux de faire cesser plusieurs pratiques qualifiées de "violentes" à la prison de Condé-sur-Sarthe comme les fouilles à nu ou les punitions

Le tribunal administratif de Caen a ordonné au garde des Sceaux de faire cesser plusieurs pratiques qualifiées de "violentes" à la prison de Condé-sur-Sarthe. Le juge des référés estime que certains faits portent une atteinte grave et manifestement illégale aux droits fondamentaux des détenus. La décision vise notamment des violences physiques, des humiliations et des brimades attribuées à des agents pénitentiaires.

Des détenus ont dénoncé des fouilles intégrales pratiquées de manière brutale et dégradante. Le dossier évoque également des immobilisations dangereuses, susceptibles de provoquer une asphyxie. Des propos insultants, racistes ou suprémacistes auraient aussi été tenus par certains surveillants.

Le juge demande à l’administration de mettre fin aux privations arbitraires de vêtements et de produits d’hygiène. Les pratiques consistant à réveiller volontairement les détenus durant la nuit sont également mises en cause.

La justice exige aussi la fin des chantages à la nourriture et des punitions sans fondement réglementaire. Cette procédure avait été engagée en urgence par l’Observatoire international des prisons.

L’association s’appuyait sur un rapport accablant de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté. Cette autorité indépendante avait dénoncé des violences « systémiques » et une logique d’intimidation dans l’établissement.

Le ministère de la Justice contestait jusqu’ici le caractère généralisé des faits, tout en annonçant une inspection. La prison de Condé-sur-Sarthe accueille notamment un quartier réservé aux détenus liés à la criminalité organisée.

La décision impose désormais à l’État d’adopter rapidement des mesures concrètes pour protéger la dignité et l’intégrité des prisonniers.

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